Épisode 208 · 23 avril 2026 · 00:49:50PortraitsOrganisationBusiness
Dire non à ton client pour le bien du projet
Avec Florent Petex
Florent Petex est vidéaste corporate en région parisienne depuis 2020 et passe trois à quatre mois par an à l'étranger. Avec Antoine, il raconte comment il prévient ses clients, délègue les tournages, refuse les projets qu'il ne peut pas livrer et cadre les retours pour ne plus se faire déborder en post-production.
Antoine reçoit Florent Petex, vidéaste à son compte depuis 2020, spécialisé dans le contenu corporate et l’interview en B2B. Il rentre tout juste d’un mois entre les Philippines et Porto Rico, et il passe en moyenne trois à quatre mois par an à l’étranger. Et ses clients restent. Il les prévient longtemps à l’avance, et il sait dire non.
Partir quatre mois par an sans perdre ses clients
Florent fait l’inverse de beaucoup de monde : il bloque ses voyages d’abord, puis il organise le travail autour. Ses clients sont prévenus à l’avance : de telle date à telle date, il ne sera pas disponible. Les projets qui n’ont pas besoin d’une date précise se font avant ou après. S’il y a vraiment urgence, il envoie un cadreur de confiance sur le tournage, reste l’interlocuteur principal et assure le montage lui-même. Sa messagerie vocale renvoie vers WhatsApp.
Ce qu’il observe : les clients acceptent très bien une absence annoncée. Et plus ton activité avance, moins on t’appelle pour des urgences. Il travaille par plages, tant que les deadlines tiennent, et le décalage horaire aide : aux Philippines, un appel à 17 h pour lui, c’est 10 h en France. Avec quelques sueurs froides, comme 20 ou 30 gigas de rushs à télécharger sur un wifi local.
Dire non plutôt que mal faire
Florent « challenge l’urgence » : il demande au client quand il a vraiment besoin du rendu, au plus tard. Il annonce une première version sous quinze jours à trois semaines, et livre souvent avant. Il a déjà refusé depuis l’étranger un projet de post-production à rendre le jour même : avec sept heures de décalage, impossible de garantir le résultat.
Pour lui, dire non ne fait pas fuir un client. Ce qui le fait fuir, c’est un oui suivi d’un travail bâclé, ou pire, une campagne marketing qui capote parce que la vidéo n’arrive pas à temps.
Les débuts : réseau, bouche-à-oreille et vidéos gratuites
Premier boîtier, deux objectifs et un drone achetés en janvier 2020, deux mois avant que tout s’arrête. Florent vient d’un master de communication et a beaucoup voyagé avant de se dire qu’il fallait faire un métier qui lui plaise. Son premier contrat stable arrive par son réseau proche : une entreprise cherchait un nouveau vidéaste après que le précédent avait fortement augmenté ses prix.
Pour prouver qu’il savait faire des images, il a réalisé gratuitement des vidéos pour des commerces de sa ville : un barbier, sa salle de sport, un salon d’esthétique. Ensuite, beaucoup de bouche-à-oreille, des recommandations demandées activement, des posts sur LinkedIn et Instagram. Avec le recul, il aurait fait plus de prospection directe, pour gagner du temps.
La mauvaise expérience qui a tout cadré
Sa prise de conscience vient d’un premier gros contrat, en photo : une douzaine de shootings partout en France pour un catalogue imprimé. Bonne ambiance, puis il découvre que le budget n’était pas aussi clair dans la tête du client que dans la sienne. Heures supplémentaires, shootings en plus, réclamation de son dû : la relation part au clash, par mails interposés, et un contrat qui aurait pu se renouveler chaque année disparaît du jour au lendemain.
Il le dit sans détour : c’est sa faute, il ne s’était pas assez protégé. Depuis, il est clair sur tout : les rendus attendus, les délais, le nombre de jours de travail. Si tu factures trois jours et que tu en passes six, c’est toi qui t’es trompé, pas le client. Antoine complète : un vidéaste vend un prévisionnel de son temps, et le delta entre prévu et réel se réduit avec l’expérience.
Cadrer les retours sans perdre la relation
Antoine partage un cas vécu par une vidéopreneuse : une grosse entreprise, quatre ou cinq décisionnaires non prévus, et une vidéo rendue à la V15. Le cauchemar de tous les vidéastes, reconnaît Florent. Sa méthode aujourd’hui : trois vagues de retours annoncées dès le départ, tout passe par un outil de relecture en ligne, et un fichier qui consigne par écrit ce qui a changé à chaque version.
Le client n’est pas expert : il ne sait pas que changer la musique oblige à refaire le montage. C’est à toi de l’éduquer. Quand la demande sort du cadre, il l’annonce : les deux jours de post-production sont consommés, ce changement représente une journée en plus. Les clients professionnels l’entendent très bien. Et si c’est inverser deux plans, tu fais une fleur. Face à plusieurs décisionnaires, une phrase : « Groupez vos retours, mettez-vous d’accord, puis revenez vers moi. » Avec diplomatie, mais fermement.
Être juste, dans les deux sens
Florent refuse l’idée de surfacturer un grand groupe parce qu’il a les moyens : le client parlera à un autre vidéaste, et il s’en rendra compte. À l’inverse, quand il a sous-évalué un projet, il le dit : la prochaine fois, ce sera le double, parce qu’il y a bien plus de travail. Si c’est justifié, ça passe. Il y voit une responsabilité envers le métier : tirer les prix vers le bas, c’est tirer tout le marché vers le bas.
Après quatre ans seul, avec des outils minimalistes, il a rejoint le Mastermind début 2025 pour la communauté et pour repenser ses process : CGV, fiche d’onboarding, gestion de projet. La suite : passer en société, déléguer davantage et monter plus de projets en équipe. Son conseil au Florent de 2020 : réfléchis moins, agis plus. Sa recommandation lifestyle : priorise-toi, va au bout de tes envies, l’argent se rattrape, le temps non.
À retenir
- Annonce tes absences à l’avance et propose autre chose : un créneau avant ou après, ou un cadreur de confiance.
- Demande toujours la vraie date limite avant d’accepter, et refuse poliment si tu ne peux pas livrer.
- Écris tout : rendus, délais, jours de travail, nombre de vagues de retours. Les zones grises créent les conflits.
- Trace les retours par écrit et annonce le hors-scope avant de le facturer.
- Sois juste dans tes prix dans les deux sens : ni surfacturer, ni te laisser déborder.
Pour mettre en place ce cadre (CGV, process de retours, onboarding), le guide Structurer son activité de vidéaste reprend les bases.
« Je pense que la pire chose, c'est de dire oui et de mal le faire. »
« Chaque projet, ce n'est pas acquis. »
« Il ne faut pas qu'il y ait des zones grises. C'est ça qui crée des conflits. »
« Si c'est justifié, on peut tout dire. Et à l'inverse, ne surfacturez pas. »
« Réfléchis moins, agis plus. »
Transcription de l'épisode automatique, non relue
Comment ça se passe le retour en France ? Écoute ça va, nickel, franchement, c'était un très très beau mois, c'était super. Et l'avantage, ce que je ne sais pas, c'est que quand tu pars comme ça un mois, c'est que c'est assez, enfin, tu as le temps de profiter et tu as aussi le temps de manquer un peu de ton confort, de tes repères, donc je voudrais bien rester un peu plus, mais je suis quand même content d'être entré, ça me va, j'ai bien profité, c'était bien, on n'a pas poussé le bouchon donc plus trop loin. Une première question pour toi Flo, c'est comment tu fais pour être vidéaste à ton compte, entrepreneur, et partir à l'autre bout du monde un mois au Philippines, à Porto Rico, et combien de, sur les 12 derniers mois lycées, t'es parti combien de mois ?
Sur les 12 derniers mois lycées, j'ai dû partir au moins 4 mois je pense, j'ai une moyenne, on va dire, de 3, 4 mois par an à l'étranger quasiment. Et comment tu fais ça ? Comment je fais ? Et bah en fait, bizarrement, je fais un peu l'inverse, c'est que t'as beaucoup de gens qui bossent bien et qui après sauproient des vacances, moi je moque 3 un peu les vacances avant de bien bosser, ça me motive en fait si tu veux me dire voilà de telle date à telle date, je serai pas disponible, je priorise un peu si tu veux, mais j'aurai une répétition avec les recommandations lifestyle, mais je priorise un peu mes projets voyages, mes envies avant le boulot. Le boulot c'est super important, on est tous d'accord, il faut soigner ses clients, il faut soigner son image, son business, mais j'ai toujours pensé que l'argent, ça se rattrape le temps que t'as alloué à tes rêves si je puis dire, c'est un peu bateau de dire ça, il est pas infini, tu sais pas demain de quoi la vie est faite, tu peux rencontrer quelqu'un avec qui t'as une histoire, qui n'a pas spécifiquement la possibilité de voyager comme toi, tu peux avoir un enfant, c'est une merveilleuse chose mais qui peut-être te bloque potentiellement pour partir aussi longtemps, donc j'ai toujours priorisé les voyages avant la partie travail et fait en sorte que la partie travail concorde après au voyage, en délégant des projets quand je suis pas disponible pour les faire, en préparant l'avant voyage, l'après, en travaillant aussi un peu depuis l'étranger quand il y a de la post-production et qu'il n'y a pas de grosses deadlines, j'ai toujours fonctionné comme ça depuis que la vidéo a commencé un peu à fonctionner aussi, il ne faut pas se le mentir, il ne faut pas se cacher.
Oui bien sûr, bien sûr, bien sûr, et comment tu gères les potentielles lides perdues quand t'es pas en France et que t'es off justement ? Je fais toujours, j'essaie justement d'en avoir le moins possible évidemment, pour faire ça, ça passe par quand même checker ses mails, rediriger ma boîte vocale sur le fait que je serais joignable par WhatsApp uniquement du coup, toujours tendance à changer de cime à l'étranger quand je vais dans un pays, et en soi je trouve que plus t'accardes et vidéastes avance, plus tes clients généralement te contactent moins pour des urgences, quand tu commences t'as un peu ce truc là de récupérer des contrats à droite à gauche, quand ça marche un peu mieux, j'ai le luxe aussi de priver à les clients de leur dire voilà moi ce mois-ci je ne serai pas forcément disponible, si vous avez des projets qui n'ont pas besoin d'être datés spécifiquement, je serai disponible pour les faire avant et après, mais les clients je me suis rendu compte de ça et j'en parlais en cesser avec quelques vidéo preneurs la dernière fois, les clients sont tout à fait ok apportement où tu les préviens de tes absences potentielles, il n'y a aucun souci avec ça, si c'est pas pressé, c'est pas grave, et si ça l'est, il y a toujours une solution à apporter en déléguant avec une personne de confiance ou autre, c'est pas un souci je trouve.
Donc tu récupères le projet, t'es dans ton rôle de gestionnaire de projet, mais mets-tu délègue à un cadreur pour tourner si ça doit être fait quand t'es pas là ? C'est ça, et aussi ce qui rassure les clients quand ils ont l'habitude de bosser avec toi, c'est que moi souvent bah en fait je leur dis ce ne sera pas moi qui vais cadrer mais c'est moi qui vais monter, qui resterai votre interlocuteur principal tout le long du projet, et j'ai aucun souci avec ça, avec le fait d'envoyer des personnes à ma place quand je suis pas disponible. Après il faut se mettre des contraintes, quand le client te dit là il y a un even, il faut que ça soit un jour après, bah t'a beau être au bout du monde avec une connexion un peu moindre, il faut quand même délivrer, il faut aussi assurer derrière, parce qu'il peut parfois donner quelques surfois, je te l'accorde.
T'as un petit exemple à nous partager ? Récemment là au Philippine j'ai envoyé un ami sur un tournage, enfin un ami en collègue vidéaste qui est aussi un ami actuellement, s'il passe par là il se reconnaîtra, il m'envoie les rushs et je me retrouve avec je crois peut-être 20 ou 30 gigas de rushs à télécharger sur des wifi qui ne sont pas les wifi qu'on a ici, et du coup un peu compliqué. J'ai eu quelques surfois sur le fait de pouvoir tout télécharger à temps et de tout rendre à temps, c'était une aventure, le téléchargement soit une aventure. Ah tu m'étonnes, c'est trop marrant, en 2014 que j'étais au Philippine, je rendais mon mémoire de fin de l'année, tu vois, et déjà juste télécharger quelques MO c'était l'enfer, donc j'imagine que dix ans plus tard, les quelques gigas, ça va être encore un petit peu compliqué.
Il y a 10 millions, je pense. Trop bien. Et comment tu gères justement les projets, est-ce que si je comprends bien, tu dis non, quand tu décides de partir, tu disais 3-4 mois, donc tu t'es plutôt en mode slow travel, volontairement aussi pour éventuellement bosser si besoin de bosser, ça veut dire que tu coupes jamais ou il y a quand même des moments où tu arrives à couper dans tes vacances. Alors pour le coup, pour les 3-4 mois, c'est plutôt une moyenne, mais ce n'est pas 3-4 mois en bloc, enfin c'est souvent deux mois en bloc l'été, après 15 jours par stick, un jour pas là, ou un mois, un mois, j'ai toujours d'avoir un, d'avoir cet équilibre en bloc, voilà, quand je prends les deux mois off, souvent, c'est l'été, il y a quand même moins dans mon domaine qui bossent beaucoup en corporate, que en Bitubi en corporate, il y a un peu moins de travail, parce que forcément les entreprises se tournent ralentis l'été, il y a moins de boulot, mais pour te répondre, j'essaie toujours de m'organiser et pour faire des espèces de plages rares en fonction de ce que j'ai à rendre, ça que je me dis, le matin, voilà, je me lève, je bosse peut-être 2-3 heures, il y a des semaines où ça monte à peut-être 7-8 heures de boulot, l'essentiel c'est que les deadlines soient respectées, il y a un truc que je fais très souvent, c'est que je challenge un peu l'urgence auprès des clients, pour leur demander vraiment quand est-ce qu'ils ont besoin du rendu, quand est-ce qu'ils ont besoin de la vidéo en dernier carat, pour être sûr de rentrer dans les clous et de pas outrepasser le délai.
Donc, j'arrive à couper, il y a des moments où je coupe complètement, et d'autres où je reste un peu sur le qui-vive pour pouvoir délivrer un peu. Après, la liberté de nos boulots, c'est qu'on peut s'y remettre aussi des fois plus tard, quand tu fais du montage ou de la gestion de projet, tu peux avoir des momentum de travail qui soit un peu dissocié, tu rentres à 15 heures de la plage, tu t'y remets 2-3 heures, pour peu que tu aies un décalage horaire qui soit favorable. Là, globalement, aux Philippines, d'un exemple, en dates, j'avais des calls qui étaient à 17 heures pour moi, et c'était 10 heures en France, donc tu sais qu'avant 17 heures, avant au moins 15 heures, en France, le client n'est pas réveillé, tu n'as pas de retour, tu ne peux pas avoir de nouvelles de ton client avant, donc tu es tranquille en fait, il faut s'organiser, il faut jongler un peu.
Tu parlais de challenger les échéances ou les urgences de tes clients, comment s'est perçu ça selon toi par tes clients quand t'as ces échanges-là avec eux ? Je trouve que c'est bien perçu, appartement, c'est un contrat de confiance, donc appartement où tu rentres le travail à temps, où t'es clair sur tes délais, je trouve que c'est toujours bien perçu. Il y a des clients avec qui je n'hésite pas à dire, voilà, là je serai un peu moins disponible, vous devez le rendre, où ça sort dans un mois, un mois et demi, on a largement le temps, en termes de post-production de s'occuper de ça, je reviens vers vous, avec une V1, dans 15 jours, 3 semaines des fois, ou 3 semaines maximum. Souvent, je délivre avant, mais ça me permet comme ça d'être clair, je pense que plus tu poses des questions sur la date et plus que t'es précis, mieux c'est, il faut être clair avec ces clients, il faut être transparent.
Si tu vas mettre un peu plus de temps pour le rendre, il faut le dire, si en inverse le client a besoin tout de suite, il faut le dire aussi si t'es pas capable de délivrer. Ça m'est déjà arrivé de refuser des projets en post-production à étranger une ou deux fois parce qu'il y avait un besoin qui était très urgent, parce que c'était quasiment pour le jour même, et je savais qu'avec 7 heures de plus ou 7 heures de moins selon là où j'étais, ça aurait été trop compliqué. Et je préfère refuser poliment un projet que de s'engager parce que t'es un peu gourmand niveau chiffre d'affaires ou autre, et de se voir le client, enfin je trouve que c'est pas correct en tout cas, c'est pas professionnel de faire ça.
Souvent on peut penser qu'on va déjà décevoir le client en disant non, ou du moins qu'il va plus jamais nous appeler parce qu'on a dit non, est-ce que c'est quelque chose que toi tu observes ? Non, je pense qu'il n'y a aucun problème à dire non. Je pense que la pire chose c'est de dire oui et de mal le faire. Un nom justifié parce que tu peux pas, parce que tu n'as pas la capacité, vaut mieux qu'un oui et de décevoir le client ou pire si le client a une deadline en termes de projet de lui faire capoter sa campagne marketing ou son échéance avec ses propres clients. Je trouve qu'il n'y a rien de pire que ça en fait. Non, c'est clair. Pour ceux qui nous écoutent, ceux qui se disent mais en fait c'est qui Flo, parce qu'on est parti dans des échanges, mais qui es-tu Flo présente toi aux auditeurs du podcast ?
Eh ben, bonjour tout le monde, je suis un vidéaste de région parisienne. Bonjour, comme petit côté radio. Je suis un vidéaste de région parisienne, j'ai 36 ans, je suis à mon compte depuis 2020, qui n'était pas la meilleure année pour se lancer on va dire. Mais ça se passe très bien, je suis spécialisé dans la création de contenu corporate, je travaille quand Bitubi et je fais majoritairement de l'interview, c'est un peu mon point fort, l'interview, un peu de publicité, de la vidéo vénementielle et tout autre type de création de contenu, c'est assez varié quand même. Trop bien. Et qu'est-ce qui a fait que tu t'es lancé dans la vidéo en 2020 ? Ça mélange de plein de choses. Alors pour le coup, c'était avant le Covid, j'ai pas eu le bon sens du timing, j'ai acheté mon premier boîtier, deux objectifs et un drone en janvier 2020, deux mois après, ils étaient au chaud dans mon placard, je me suis beaucoup entraîné, je me suis beaucoup entraîné, ça m'a permis de m'entraîner.
Ce qui a fait que je me suis enseigné à la vidéo, c'était une sorte de passion que j'avais quand même depuis tout jeune, j'étais un stade de ma vie où je venais juste d'avoir 30 ans, je me cherchais encore professionnellement parlant. J'ai vécu un master de com, j'ai un peu tout arrêté pour voyager dès que j'ai eu le master, je trouvais pas forcément un chaussure à mon pied dans la communication. À l'époque, ils cherchaient des profils qui étaient vraiment très couteaux suisses, il fallait faire leur monte après en 2016, ils cherchaient des gens qui étaient à la fois motion designer, graphiste, rédacteur, community manager dans la com, et je n'ai pas trouvé un chaussure à mon pied dans ce domaine-là, du coup j'ai un peu tout arrêté pour voyager, j'ai pas mal va d'rouiller en Amérique du Sud, en Asie, et c'est à mon retour que je me suis dit il faut vraiment que je fasse quelque chose qui me plaise, et j'avais toujours cette passion dans le vidéo, et à l'époque j'ai regardé les vidéos de grain, de l'école grain que tu connais, d'ailleurs, et ça m'a motivé, je me suis dit pourquoi pas acheter un boîtier, pourquoi pas faire de cette passion un métier, et je me suis lancé, pas la bonne année, mais je me lance pas trop mal de tirer pour le coup.
Mais t'as mis quoi en place pour trouver tes premiers clients ? Tu te suivais, au début ? Je me suis un coup de main, je me suis un coup de main d'avoir appelé tous mes potes de master, premiers cercles, on parle souvent de la force du réseau dans les vidéos prenaires, et pour le coup moi pour moi ça a été gagnant, il faut rendre les fleurs aussi à la personne, j'avais à l'époque, j'étais avec une copine qui elle m'a introduit à sa boîte, elle était dans un grand groupe, et hasard du calendrier, le vidéaste n'avait pas été reconduit parce que le vidéaste je crois que des bruts de couleur que j'avais entendu avaient soudainement doublé ou triplé ses prix, et ils l'ont remercié gentiment, du coup j'ai pris le contrat en cours, et ça a été mon premier contrat stable avec pas mal de récurrences, donc ça m'a permis déjà de m'apporter un petit complément de revenus, un petit salaire, et pas un complément de revenus, pardon, mais un petit salaire, une petite base, et en activant mon réseau j'ai eu quand même pas mal de demandes à droite à gauche de gens qui étaient avec moi en master, qui eux étaient à la communication dans diverses boîtes et qui m'ont fait confiance sur les premiers contrats.
Très bien, et eux, oui, le premier réseau et le premier cercle que tu disais en profitant de ton réseau, et une fois que tu as fait le tour de ton cercle, que tu rentres un petit peu dans le dur sur la partie acquisition notamment, comment ça s'est passé pour toi, qu'est-ce que tu as mis en place ? Ça a été, moi dans mon cas, ça s'est fait énormément au bouche à oreille, je me suis arrangé pour avoir pas mal de recommandations, et j'ai remarqué qu'il y a eu un espèce de cercle un peu vertueux à ça, le truc c'est que quand je me suis lancé, j'étais un peu perdu, je savais pas trop comment m'y prendre, donc j'ai accepté dans les premiers temps de faire pas mal de vidéos pour m'entraîner, donc j'ai tapé à la porte de plusieurs commerces dans ma ville, notamment un barbeur qui fonctionnait très bien, qui était un peu un barbeur haut de gamme, ma salle de sport, etc., une amie qui avait un salon d'esthétique, et je me suis dit, maintenant avec le recul, j'aurais peut-être fait les choses différemment, mais personne ne paiera pour des services s'ils n'ont pas de preuves sociales que je sais en faire, et puis on était aussi au début du métier de Vidéaste, quand il pense, là on remonte à, je parle de ça, mais là j'avais acheté une caméra avant mon premier boîtier pro, en 2019, et c'est des images que j'avais faites avec ça, et le métier de Vidéaste était un peu balbuciant, c'était pas aussi répandu qu'aujourd'hui, du coup j'ai commencé à faire un max de projets comme ça gratuit sans qu'on me demande quoi que ce soit pour trouver que je pouvais faire des images, et après travailler un peu le bouchoiré et la force du réseau, mais dans mon cas après c'était vraiment beaucoup beaucoup de bouchoiré, j'ai demandé des recommandations actives, j'ai pas mal posté sur LinkedIn, sur Instagram, en criant un peu qui voulait entendre que j'étais Vidéaste, et c'est ça qui m'a apporté pas mal de contrats récurrents.
Et tu disais que peut-être que aujourd'hui t'aurais fait différemment, t'aurais fait comment, t'aurais fait quoi ? Au-delà de la stratégie. Je pense que si je devais repartir à zéro là, c'est un vaste sujet, j'aurais fait quelque chose plus axé sur la prospection, sur le cold call, cold call, pardon j'avais jamais le prononcé, plus aspect prospection comme ça, parce que ça m'aurait fait gagner du temps. Je sais pas si aujourd'hui j'aurais compté que sur le bouchoiré, peut-être que j'aurais attaqué des marchés qui me plaisent plus, je pense que j'avais à l'époque besoin d'apprendre la vidéo, de maîtriser un peu mon sujet, de prouver aussi que ça pouvait être viable, parce qu'encore une fois c'était une de rien, ça paraît un peu flou comme ça, mais il y a, ben c'était en 2019, il faut qu'il y ait maintenant 7 ans, c'était pas aussi courant que ça les Vidéastes, c'était pas aussi répandu que ça en fait.
Ah c'est clair, le médecin de Vidéaste n'était pas répandu et puis encore moins l'utilisation de la vidéo dans le B2B, dans l'aspect vraiment très corpo, on est à des années lumières. Tu parlais de l'école Grin, 2018-2019, l'école Grin, c'est principalement des gens comme toi et moi qui aiment juste la vidéo, en l'occurrence toi et moi on aime voyager et on se disait, vas-y, comment on fait pour améliorer nos vidéos de voyage ? C'était ça, c'était un peu ça, on était loin encore du prisme professionnel, très clairement. Là donc ça fait 6-7 ans maintenant que tu es à ton compte, tu as roulé ta bosse, ça fonctionne bien pour toi, tu dirais que c'est quoi ton trique, ton atrique ou ton secret pour justement avoir un business qui fonctionne, avoir des clients réguliers, avoir un business récurrent, tu parlais de bouche à oreille, les gens reviennent vers toi aussi, qu'est-ce que tu mets selon toi en place consciemment ou pas qui fait que ça roule ?
Je sais pas si il y a un secret particulier, je pense que justement il n'y a pas de secret et c'est en fait c'est le professionnalisme, j'essaie à chaque fois de délivrer dans les temps d'être le plus identif aux besoins du client, de faire en sorte que le client soit satisfait, je pense qu'en fait s'il y a un truc à partager à des vidéastes qui se lancent, c'est ça, c'est à dire que le travail que vous avez, faites-le du mieux que vous pouvez. Il y a plein de temps, j'ai tombé sur un débat en commentaire sur LinkedIn de quelqu'un qui disait qu'en gros j'ai plus contexte exact, je n'ai pas non plus imaginé mais c'était en fait dans mon souvenir, c'était qu'il y a quelqu'un qui se plaignait du prix d'une presta pour laquelle il avait bossé, qu'en gros il disait que comme c'était pas cher il ne se donnait pas à fond, c'est quelque chose comme ça, tu vois, de cet ordre là.
En fait non, si vous engagez sur une presta, que ce soit une presta à 10 000 euros comme une presta à 500 euros, vous donnez la même attention aux clients. Evidemment le volume de travail, etc. ça c'est discutable mais dans l'intention pour moi, il faut être à fond avec tous ces clients. Et s'il y a un truc qui je pense m'a permis de fonctionner dans la vidéo si je peux dire que je fonctionne, c'est de me dire, chaque projet en fait c'est pas acquis. Et j'ai encore des clients réguliers qui me font confiance maintenant depuis quelques années. En fait c'est pas acquis, c'est pas pour autant que du jour en main, si je fais pas une bêtise, ils vont me remercier, ils vont prendre quelqu'un d'autre.
Et ça faut toujours le garder en tête. Il n'y a rien de pire que la zone de confort. Ne jamais sentir dans sa zone de confort et ne jamais prendre ces clients pour acquis. Et être toujours sérieux et pro. Et ça t'en as pris conscience à quel moment ? Parce que tu vois, quand t'es pas encore assez mature, je trouve, d'un point de vue pro-business, quand tu commences à prendre conscience de ça, tu prends aussi conscience que tu peux, que tu vas toujours falloir se remettre en question, toujours bosser, que tu crées quelque chose évidemment où l'idée c'est que ce soit de plus en plus simple, mais il faut toujours créer. En termes d'expérience, en termes d'acquisition qu'importe, tu vois, tu ne peux pas être en mode "Vas-y, je suis dans une planque." Tu vois ce que je veux dire ?
Oui, exactement. Quand t'en as pris conscience, comment t'en as pris conscience et comment tu gères ça ? Alors comme beaucoup, tu prends conscience de ça quand t'as une mauvaise expérience. Et je pense que j'ai eu la chance d'avoir une mauvaise expérience assez tôt dans ma carrière. C'était, en plus, ironiquement, c'était après le premier gros contrat, le premier plus gros contrat que j'ai signé. Pour donner un peu de contexte, c'était un contrat photo, c'était pas un contrat vidéo, mais ça reste dans l'image, etc. J'en fais quelques-uns, je fais 90% de contrats vidéos, et tu entends, j'ai un petit peu de photos, c'est 10% de mon chiffre à d'affaires. Et pour donner un peu de contexte, c'était un groupe d'industries en gros, que je peux le citer, c'est l'Atelier de France qui en fait font appel à un savoir-faire un peu ancestral en France.
On a des métallurgistes, on a des forgerons, des ebénices, etc. qui m'ont missionné pour un gros contrat. À l'époque, il fallait faire une douzaine de shootings partout en France pour créer un catalogue pour eux, un truc qui allait être imprimé en très bonne qualité, etc. Et je te parle de ça parce que c'est un peu merdé, si je puis dire, avec la charger de com. Il y avait une très bonne ambiance, le contrat se déroulait très bien, tout s'est bien déroulé. Et je me suis rendu compte, mais c'est ma faute, encore une fois, moi qui ne me suis pas baqué, que au niveau du budget, au niveau du devis, c'était pas aussi clair que ce que je pensais dans sa tête. Et je me suis trouvé à faire des heures supplémentaires et des shootings supplémentaires en réclamant mon dû, et la relation s'est très très mal passée et ça a cassé la relation complètement.
Et je me suis dit, premier gros contrat comme ça, qui aurait pu être reconduitible en plus tous les ans, parce que tous les ans ils ont besoin pour leur catalogue, c'était une chouette expérience et ça s'est cassé du jour au lendemain. Et quand je dis "cassé", c'est que c'est parti au clash, avec menaces par mail interposées, parce que j'ai utilisé moi les photos derrière, donc je devais renseigner aussi sur le droit à l'image. Enfin bref, je vais pas m'étaler sur cette histoire, c'est dommage. Mais là directement, j'ai compris que la moindre est fatale et que c'est pas du tout acquis. Et c'est pas parce que j'avais passé en plus dix shootings avec la chargée de com qui était super sympa et qui on se parlait comme des potes, et bah ça a cassé tout de suite.
Encore, à clorocule, c'est ma faute parce que je me suis pas assez baqué à l'époque, parce que j'étais pas assez, je pensais pas à tout, et puis surtout tu penses pas qu'il y a des boîtes qui, si elles peuvent abuser leur position dominante, elles le font en fait. Toi tu es là un peu naïf, voilà. Donc je pense que c'est ça qui m'a donné la chance de m'en rendre compte assez vite. Ouais, on passe toujours par des expériences, des mauvaises expériences pour derrière en tirer des leçons et progresser. Tu parlais justement de la liberté que certains clients peuvent prendre, si tu leur offres la possibilité d'en prendre, et que ça peut effectivement te jouer des tours. Aujourd'hui, comment tu arrives à cadrer justement une relation avec un client, un projet pour que ça ne déborde pas et que tu t'y retrouves, et surtout que le client s'y retrouve et que le projet, il sort de terre et que tout fonctionne bien et que tout le monde est content.
Encore une fois, je pense que pour ça, il n'y a pas de secret. Faute claire surtout. Faute claire sur les rendus attendus, les délais, le travail à faire en termes de jours. Des fois, je vois certains vidéastes qui se plaignent que, et j'ai pu en faire partie par le passé, attention, de se faire un peu bouffer au niveau post-production, de dire que finalement j'ai travaillé beaucoup plus que ce que prévu. Mais en fait, ce n'est pas le souci du client. Le client, si tu lui dis, voilà, je vous facture trois jours de travail, si t'es mes six pour le faire, c'est toi qui t'es trompé. C'était à toi de dire au client, même si le client, ce sera six jours de travail. Donc si tu mets plus de temps, c'est que inconsciemment, toi, t'as mal calculé les choses.
Après, ça arrive, attention, ce n'est pas pour rejeter la faute sur les vidéastes. Mais l'essentiel, c'est d'être clair sur absolument tout. Tout quadrier, il n'y a pas de questions stupides, il n'y a pas de petits détails. Il faut être clair sur les rendus, sur les délais, sur le temps de travail, sur tous les aspects du projet de Hazel. Il ne faut pas qu'il y ait des zones grises ou des zones d'ombre. C'est ça qui crée des conflits finalement. Quand tout est clair, quand tout est dit, il n'y a aucun souci avec ça. Si c'est contractuel, si c'est signé, si c'est notifié, que t'as des conditions générales qui sont un jour, le client ne peut pas dire qu'il ne savait pas. En tant que plus, tu ne peux pas dire que tu ne savais pas.
Non, c'est clair. C'est un métier qui est difficile, surtout quand on… au début, pour ceux qui découvrent encore un petit peu les offres qu'ils peuvent proposer, les prestations qu'ils peuvent réaliser. Difficile parce qu'en fait, tu vends un prévisionnel de ton temps. Et en fait, entre le prévisionnel vendu, donc facturé, imaginons, deux jours de tournage, quatre jours de post-prod, une journée de pré-prod, et qu'effectivement, la réalité, c'est que tu passes beaucoup plus de temps en post-prod, il y a un delta entre la réalité et le prévisionnel. Et pour réduire ce delta, il faut de l'expérience. Il faut comprendre comment toi, tu fonctionnes d'un point de vue pro dans la vidéo, à quel point tu es capable d'être régulier, d'être… tu as Sharp et d'être aussi efficient et à quel point tu es aussi à l'aise de dire qu'il y a ce delta et c'est ma responsabilité, parce que j'apprends aussi, tu vois.
Et c'est souvent ce deuxième point où, comme tu disais, tu vas te plaindre, tu vas te dire "Oui, il m'exporte", etc. Mais en fait, ça fait partie du job au début. C'est ce que j'appelle manger ses crottes. Au début, tu es… au début, c'était un peu moins rentable, mais tu te formes, tu vois. Tu te forges même. Et pour une finée, à avoir bien plus d'acquis dans ta gestion de projet, bien plus de sérénité et aussi d'essayer d'un détecteur, tu offres naturellement à ton client. On est responsable de tout ce qu'on fait. Toute la relation commerciale, sauf si le client est malinette, ça peut arriver et ça arrive à certain invidiasse d'avoir des clients malinettes. Mais ça, en ce cas, ça se règle avec un avocat ou avec des services compétents pour ça.
Mais dans les échanges, dans la tenue, dans les promesses, on est responsable de tout. Il faut se le dire. Ce n'est pas pour scrupabiliser. Les manqués, ça arrive. L'idée, c'est de prendre ça pour, comme exemple, se dire "Voilà, là, j'ai merdé sur ça. La prochaine fois, je me bacrerai. La prochaine fois, j'y penserai." Et c'est bien de faire des erreurs. C'est ce qu'il faut dire aussi au invidiasse débutant qui nous écoute. C'est cool de faire des erreurs. Parce que ça vous apprend, parce que vous vous grandirez, parce que vous vous bacrez mieux, vous protégeriez mieux, vous vous affirmeriez mieux, vous ne vous feriez plus avoir deux fois et c'est bien. C'est normal de faire des erreurs. Et ça arrive à tout le monde, à tous les stades de la vidéo de la carrière.
C'est clair. Tu passes par là et ça te permet aussi naturellement de gagner confiance. Ça peut être un peu contradictoire, mais en fait, tu es passé par là. Tu sais à quoi pourrait ressembler le pire scénario. Ça rassure en tout cas. Je fonctionne ainsi. C'est vrai qu'aujourd'hui, ce qui fait le succès des vidéo preneurs, c'est réussir à développer trois casquettes, évidemment la casquette de vidéaste, que ce soit de la pré-prod, post-prod, une casquette de gestionnaire de projet. Et tu vois, dans notre échange aujourd'hui, Flo, il y a énormément de notions de gestion de projet qui ressortent. Dans la gestion de projet, il y a évidemment l'expérience client. On parlait tout à l'heure d'échéance, de tenir ses promesses, de transparence, de touch point, de suivi, de s'entendre sur quel outil.
Tout à l'heure, tu disais, quand je ne suis pas là, mon message vocal me dit envoyez-moi un WhatsApp. Ça, c'est de la gestion de projet. Et une première casquette qui va être plus sur la posture de être capable de parler d'égal à égal et d'avoir cette capacité d'accepter que c'est toi l'expert, t'es le conseil de confiance et tu vas aussi apporter un plus au-delà de simplement gérer un projet ou gérer de la vidéo. Et quand tu as la maîtrise de ces trois casquettes, dans le B2B, tu fais naturellement du mieux que tu peux dans le prisme professionnel pour reprendre tes dires et ça fonctionne pour toi. Tu dirais que parmi ces trois casquettes, celle où ça a été le plus important pour toi de la bosser, c'était laquelle ?
Je pense que c'est la gestion de projet. Pour moi, c'est celle qui t'amènera le plus loin, qui t'enlèvera aussi le plus de stress. Je pense que c'est la plus importante à travailler. À mon sens, en tout cas. Dans mon cas perso, je pense que c'est celle qui était la plus efficace. Et pour le coup, les vidéos prenaires, parce que j'ai quand même rejoint le mastermind tard, j'avais déjà quatre ans de carrière. Moi, ça m'a énormément aidé niveau gestion de projet parce que j'ai repensé un peu mes process, je suis un peu reparti à zéro pour aller plus loin. Et c'est ce qui m'a permis aussi de créer des CGVs qui étaient bien, de créer une espèce de fiche d'onboarding. Ça m'a aussi permis justement de gérer ça.
Bon, ça rejoint aussi l'avant-prod, mais dans la gestion de projet, je pense. Oui, complètement. T'as quoi comme outil justement, raconte-nous, tu parlais de fiches d'onboarding, de CGV ou autre ? T'as quoi comme outil que tu utilises aujourd'hui qui te permet justement plus facilement de gérer tes projets ? J'ai un peu un dinosaure à ce niveau-là. En tout cas, la partie créat, j'ai tout fait moi-même à la mano avec InDesign, pour faire des documents PDF. Après, en termes de CRM, j'ai toujours, pour l'instant, encore sur du XL classique. J'ai pas LinkedIn 16 d'Avigator, j'avais un abonnement là que j'ai plu. Je suis un peu un dinosaure à ce niveau-là, je suis un peu minimaliste. J'ai pas forcément d'outils, d'outils furtous ou d'OP Alia.
Il faudrait que je m'y mette d'ailleurs, c'est un peu un gap à combler. En tout cas, je ne pensais pas nécessairement au CRM, mais pour parler du CRM, il y a le CRM l'évite de preneur. Je sais. En plus, j'ai l'invite, je n'ai pas encore testé, honte à moi. Non, il est chouette. Ce qui est très intéressant avec un CRM plus globalement, et c'est ce qu'on propose dans celui des vidéos preneurs, c'est de vraiment faire communiquer les informations entre les échanges que tu as avec tes contacts, qui soient prospects ou clients, et les informations qui peuvent se passer dans les projets ou au sein d'une entreprise quand tu as plusieurs contacts, où tu retrouves naturellement toutes ces informations-là, puisque tu complètes, tu feed ton CRM en temps réel selon les échanges.
Et c'est surtout ce qui est très intéressant, et je pense que ça va te concerner bientôt au prochainement, c'est quand tu ne seras plus tout seul à travailler. Et là, en fait, quand tu vas récupérer quelqu'un à qui tu vas dire "OK, vas-y, gère le rendez-vous de clients avec un tel, tout est dans le CRM", c'est un gain de temps de fou. C'est intéressant, je l'avais plus récemment, mais c'est un épisode qui est sorti il y a quelques temps. J'ai discuté avec Fanny, qui avait pris les reines d'une agence qui tournait déjà très bien, et justement, il n'y avait rien. Elle a dû quasiment tout recommencer, alors qu'il y a eu, je ne sais combien de centaines de clients, elle a dû partir à la pêche aux infos, quelque chose qu'elle aurait pu minimiser, elle aurait pu optimiser énormément son temps, s'il y avait eu un CRM.
Même cette notion-là, de même pour potentiellement vendre un business ou quoi, un CRM, ça a énormément de valeur, très clairement plus que juste avoir affiché un fichier de clients. Et donc, tu nous as rejoint après quatre ans d'expérience, qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit ? Je vais quand même rejoindre le mastermind, alors que tu vivais déjà de la vidéo. Ce qui m'a poussé en premier, c'était déjà la communauté, parce que j'avais la chance d'être là au premier événement qui remonte maintenant à 2021, il me semble, les premiers. C'était la communauté, c'était l'envie d'aller plus loin, l'envie de consolider aussi un business qui marchait. Mais ce jour-là, surtout l'envie de casser un peu le plafond vert, l'équivalence limitante.
Dès le début, je suis arrivé en fait à un moment qui était assez marrant, parce que finalement, c'était un peu les débuts de ce métier-là. Ça ne va pas non plus qu'un an que je fais ça, mais les débuts où ce métier est devenu un peu plus mainstream, et j'avais zéro exemple d'entrepreneur dans mon moment d'entourage. J'ai pas eu tout d'un milieu entrepreneurial, j'ai pas de potes qui sont à leur compte, et j'ai eu ce sentiment pendant les premières années vraiment de bricoler, d'être un peu largué, d'être livré à moi-même, et ça m'a fait du bien. Du coup, c'est un peu l'image du CRM, j'ai un peu tout construit à la mano bricoler, et je trouvais ça bien et important pour passer un certain palier, de s'entourer, de fréquenter plus de vidéastes et de faire appel surtout à la communauté qui est extraordinaire.
Et pour le coup, j'ai rejoint début 2025, et 2025 a été ma plus belle année de loin. J'ai mis quasiment presque 10 ou 15 000 euros d'écart avec l'année avant, et c'est pas un petit gap à nos niveaux, c'est pas un petit gap. - Trop bien. Je repense au cadre dont on parlait tout à l'heure, si il y a un cas qu'une vidéo preneuse m'a partagé, c'est que là, elle a son copain qui est aussi dans la vidéo et qui est en train de gérer les retours clients. En fait, c'est une grosse boîte, et en fait, dans cette boîte finalement, ils se sont retrouvés à être 4, 5 décisionnaires à donner leur mot, leur avis sur les vidéos. Et donc, c'était pas prévu initialement, et donc c'est subjectif. Et donc, plus tu multiplies le nombre d'êtres humains, tu multiplies la subjectivité, et donc, ils sont à la V12, V13, V14, V15.
Comment tu sais quoi ton conseil pour gérer ça maintenant, maintenant qu'il y a le feu, et comment éviter ça demain ? - Ça, c'est le cauchemar de tous les vidéastes, ça. C'est le cauchemar, et à l'inverse, le rêve, c'est quand elle vient, qu'on te dit "oui, c'est parfait, c'est très bien, changez ça", et c'est bon, c'est nickel. Ça, c'est un truc sur lequel j'ai eu beaucoup de mal au début. Vraiment, je me faisais très souvent bouffler sur la post-prod, d'où le fait que je disais que c'était de ma faute, parce que j'ai pas assez cadré les choses. Je suis très clair sur le nombre de retours à faire. Il y a 3 vagues de retour, il y a l'autif frame, qui est un outil miracle pour tous les vidéastes.
C'est pratique pour le faire. Je cadre absolument tout via frame, je cadre absolument tout dans les échanges. Ah, évidemment, faut être humain, faut pas être débile non plus. Si le client te dit "changez-moi, inversez-moi deux plans, ça te coûte rien à faire", alors que c'est la quatrième fois que tu te demandes, tu vas pas dire "non, je facture une journée en plus". Mais, dans le souci de prévenir le client, les clients pros savent que c'est du boulot, les clients qui te respectent aussi, qui respectent qu'on travaille, qui savent que c'est du boulot, et je m'en compte que les clients n'ont aucun problème avec le fait de dire "bah voilà, là on est déjà à 3 à les retours, j'ai déjà la journée de post-production ou que sais-je, les deux jours de travail ont déjà été plus ou moins à consommer".
Ce que vous me demandez, c'est quand même pas mal de boulot en plus, si vous voulez changer tout ça, je vais devoir facturer une journée en plus. Et ça, les clients pros n'ont aucun mal à entendre. Un client qui vraiment sait ce que c'est, l'implication que tu mets dans le travail, voit la bonne volonté, n'a aucun mal à entendre. Donc maintenant, je cadre absolument tout. J'ai même créé une espèce de fichier qui est une sorte de… je consigne les retours par écrit. En gros, j'envoie un fichier avec le lien frame en disant "là, soit la version, il y a ça, ça, ça qu'ont été changés". C'est une sorte de traçabilité des retours, parce que le problème des échanges de mails interminables avec les clients, c'est que les clients ne se rend pas compte.
Le client, il n'est pas expert en vidéo, il ne se rend pas compte que finalement, changer la musique, vous, ça vous fait refaire tout le montage. Changer le wording ou vouloir des animations qui apparaissent comme une vidéo qui va vous montrer, il ne sait pas que c'est du motion design au client. Il ne sait pas que vous avez peut-être passé des fois à trois heures sur le motion, il n'en sait rien. Encore une fois, c'est à vous de l'éduquer, c'est à vous cadrer les choses, de l'expliquer et de faire comprendre, monsieur le client, ce que vous me demandez, c'est beaucoup plus de travail que prévu, ça ne rentre pas vraiment dans le scope. Après il faut aussi juger, il faut être commercial, mais il faut être ferme sur ces positions, sinon c'est meilleur moyen de ne pas s'en sortir et d'avoir des V15.
Ouais complètement, je te rejoins absolument sur l'aspect humain où tu peux faire une fleur. Effectivement et puis ça vient aussi équilibrer ce qu'on disait sur la responsabilité en amont. T'as pas très bien cadré, fais une fleur. Mais effectivement, d'expliquer qu'il y a un caractère exceptionnel et que par définition, c'est la seule. Parce que sinon, tu te fais complètement bouffer. Et je trouve que ce qui est très intéressant dans la gestion de projet, c'est de réussir à bien jongler entre… je veux vous garder engagé dans le projet, monsieur le client, mais c'est pas toi le pro, et donc votre subjectivité, en fait c'est intéressant, mais on ne va pas la considérer. Tu vois ce que je veux dire, il y a vraiment un équilibre qui n'est pas simple, et quand tu laisses complètement ton client, tu lui laisses la totale liberté de dire ce qu'il en pense du rendu, mais tu es mort en fait.
C'est fini. D'ailleurs les contrats, j'ai remarqué que le temps que les contrats les plus compliqués, c'est quand tu as plein de strats de décision. C'est que souvent, quand tu bosses avec un grand groupe, la vidéo va remonter au N+1, qui va remonter au N+1, du N+1. Et c'est un peu caricatural ce que je veux dire, mais t'as beaucoup de gens qui, malheureusement, ont besoin de justifier leur salaire, ont besoin de mettre leur pièce dans la machine, et tu te trouves avec des aberrations, des trucs qui sont fou, parce que tout le monde veut apporter son truc, et c'est ok aussi de dire au client, là il va y avoir beaucoup d'aller retour, il va y avoir beaucoup de personnes qui vont un peu donner leur avis dessus.
Groupez-moi tous les retours, mettez-vous d'accord. C'est aussi bien de se défendre sa position, évidemment avec diplomatie, de leur faire comprendre qu'en fait non, on n'a pas à faire 15 allers-retours, parce que c'est eux qui changent d'avion interne, mettez-vous d'accord, vous revenez me voir avec les modifications, et je fais aussi les modifications, le tout avec un ton bienveillant et chaleur. Ouais mais complètement, avec un petit sourire, mais c'est intéressant parce que là tu nous traduis exactement ce que tu disais tout à l'heure, c'est que tu disais les clients pro se rendent compte du travail que ça demande, de l'implication que ça demande, mais en réalité, ils s'en rendent compte parce que tu les sensibilises à ce sujet, constamment.
On parle de cadre, mais pour cadrer, il faut évidemment pour que le cadre soit accepté, il faut qu'on comprenne, et donc tu passes par la sensibilisation comme tu te dis très bien, parce que encore une fois, le problème de la vidéo, c'est que c'est cool. Donc tout le monde s'imagine que c'est chill, bah voilà, t'as sorti ta caméra, t'es sur ton ordi, t'es au Philippine, ça va, tu vois. Effectivement c'est très important d'expliquer quelle est la réalité, comme tu disais très bien, tu changes de musique, faut te recommencer quoi. Et quand tu fais ça en ban d'intelligence, mais que tu as toujours se réflexe là pour le bien du projet, hein, parce que ton intérêt, c'est pas de facturer de 2000 balles de puce à ton client pour la même chose alors que tu aurais pu faire ça, tu vois.
En fait, c'est compris. Et évidemment, qui ne finit, bah les clients y comprennent. Et ce qui est cool, c'est que ça, c'est avoir ce comportement là, c'est trop bien évidemment pour toi, pour ton business, pour tes projets, tes relations, mais c'est trop bien aussi pour le marché des vidéastes, pour les vidéopreneurs. Tu vois, parce que demain, un vidéopreneur qui va bosser à ta place, bah c'est du tout cuit, tu vois. Donc ça donne du crédit aussi au métier. Et c'est aussi ça, moi, ma mission, notre mission avec les vidéopreneurs général, c'est de professionnaliser l'industrie des vidéastes. Et ça passe par ce comportement-là, si tout le monde a ce comportement, mais dans un an, c'est encore plus simple de travailler avec les clients, tu vois. - Je pense qu'on a une vraie responsabilité par rapport au métier, par rapport à l'image, dégager du métier aussi.
Il faut être juste avec ces clients. C'est pas parce que ça, c'est un peu décrié chez les vidéopreneurs royals, mais il y a des gens qui vont dire, parce que c'est un gros client, il faut le facturer comme un porc. En fait, non, c'est le client à la possibilité, à les projets de faire 30 000 euros, 50 000 euros de vidéos, allez-y. Mais si le client, il a 50 000 euros de budget pour une vidéo, bien à vous, si vous les prenez, que c'est un truc tranquille, c'est bien. Mais il ne faut pas non plus prendre les clients pour des imbéciles. Les grands groupes ont de l'argent, les grands groupes ne regardent pas forcément à des penses que les petits. Mais le client, vous n'êtes pas la brique du lendemain, il parle avec un autre vidéaste ou une connaissance et il se rend compte que si votre produit était beaucoup trop cher par rapport à la valeur que vous ajoutez, le client n'est pas bête.
Et je pense qu'on a cette espèce de devoir d'être juste. Et d'ailleurs, je pense qu'on peut aussi tout dire à un client. Ça m'est arrivé de bosser avec des clients, de me faire un peu avaler sur la post-production. Et de leur dire, voilà, là, vous avez un deuxième projet qui est similaire. La dernière fois, le travail, je l'ai sous-évalué, la prochaine fois, ce sera le double du prix parce qu'il y a pas mal de boulot par rapport à ce que j'ai dit. Et en fait, les clients sont ok. Si c'est justifié, on peut tout dire. Et en inverse, ne surfacturez pas. Quand vous avez l'occasion, vous croyez en malin parce que ça, ça tient jusqu'au jour où le client, il se rend compte. Le client, il parle avec un autre vidéaste, avec une agence ou autre qui prend moins cher, beaucoup moins cher que vous pour le même travail, le même rendu.
Et là, il s'en rend compte. C'est clair. Faire du gras pour faire du gras, ça n'a jamais été une bonne stratégie à un moyen long terme. Et toi, tu parles de prise de décision, de responsabilité, de relation client. Et en fait, je ressens vraiment que toi, dans toutes tes prises de décision, tu raisonnes toujours à un moyen long terme. Et c'est clé, en fait, effectivement de toujours te dire comment je peux m'améliorer, comment je peux améliorer mes relations, comment je peux m'obtenir de belles opportunités futures en prenant des décisions aujourd'hui. Et le feedback que tu offres à ton client, c'est gagnant, gagnant, évidemment. C'est extrêmement important de se dire que c'est une relation encore une fois d'égale à égal.
C'est dans votre intérêt d'avoir des feedbacks pour que vous puissiez progresser, mais ça va aussi dans l'intérêt du client. Encore une fois. Donc, attendez, je te rejoins complètement. Et pour faire du gras, c'est court-amiste, parce que ça va savoir, clairement. Et ça fait du mal à la profession, c'est bien ça le problème. Et le prochain qui va passer après vous, il va passer ou pour un escrow, ou déjà il y aura un blocage par rapport à la vidéo. Pour moi, on a un devoir de responsabilité par rapport au métier, à l'inverse. T'as toujours des mecs qui veulent arriver et tirer les prix vers le bas pour affler le marché. Ils ne comprennent pas qu'en tirant les prix vers le bas, c'est tout le marché qui est tiré vers le bas et que, à un moment, si tu veux de la qualité, ça se paye et tout le monde sera perdant.
Si tout le monde matche un des prix corrects en bossant correctement, il y a un prix du marché, le client, après, ça l'éduque, ça l'informe. C'est clair. Le temps passe, Flo, j'ai quelques questions avant qu'on termine cet échange. C'est quoi la suite pour toi ? C'est quoi les plans pour cette année, pour les 12 prochains mois ? C'est quoi les projets ? Là, le projet le plus urgent, on va dire, le plus proche, ce serait de passer en société pour le coup, toujours en micro-entreprise, parce que j'en arrive au plafond, j'en arrive à la limite, parce que je délègue de plus en plus, parce que je tend à déléguer de plus en plus aussi à m'entourer, et ce n'est pas un statut qui en a d'équation avec ses choix, avec les ambitions.
Donc là, la priorité principale, c'est ça, continuer de déléguer, continuer de m'entourer, faire de plus en plus de projets avec des vidéopreneurs, avec d'autres potes vidéastes, s'entourer le plus possible. J'estime que c'est un métier qui, par définition, peut nous rendre assez solitaire, ça dépend après de comment tu gères un peu ton tabac, mais que les meilleurs projets sont en équipe clairement. C'est des projets où on se marre le plus, où on partage la confiance, où c'est des projets qui te rendent plus sereins, et c'est aussi un cercle vertueux, c'est des cercles vertueux. Tu peux prendre des images entre vidéastes, ça accentue la com, c'est tout ça. Donc c'est ça, c'est le projet le plus, c'est un peu des cousines à réponse, mais en gros, c'est le projet le plus proche.
Rokul, le collectif. Tu donnerais quel conseil au Flopétex de 2019-2020 pour se lancer dans la vidéo ? Je dirais réfléchis moins, agis plus. Prends-toi un petit peu moins la tête que ça. Fais les vidéos, bosse, continuez, et surtout aussi croyez en toi, c'est bête, mais quand j'ai commencé, je m'attendais vraiment, vraiment pas à en vivre, ça a dépassé toutes mes expériences. Le métier m'a apporté beaucoup, m'a apporté aussi pas mal de stress, on va pas se mentir comme toute personne à son compte, mais des choses formidables, et je dirais, lâche pas, et accroche-toi, ça finira pour payer. Trop bien. C'est quoi, tu as un recolactal, tu connais la tradition du podcast, j'imagine que tu en as quelques-unes à nous partager.
Je l'avais un peu préparé. Ah, il est bon, il est bon. La cadrée, la cadrée. Non, une générique, je dirais, mais que je pense profondément, c'est, priorisez-vous en fait. Allez au bout de vos idées, allez au bout de vos envies, allez au bout de vos kiff, vos rêves. Le travail, c'est très bien, c'est important, mais c'est pas ça qui vaudra forcément heureux. Il y a des gens qui se mettent la tête dans le guidon pour bosser, ils prennent 10 000 projets vidéo, ils font 15 cas par mois, et c'est très bien pour eux, mais à côté ils ont plus de vie sociale. Marocco Lifestyle, c'est vraiment, allez au bout de vos kiff, faites-vous plaisir. Il y a des gens qui te disent, chaque fois, j'adorerais aller au Mexique, j'adorerais aller...
En fait, vas-y, arrête de réfléchir. Mets le taf en pause, l'argent, ça va, ça vient. Le temps que t'as d'aller au Mexique avec tes potes, avec ta copine, ou ton copain, ou tes enfants, peut-être qu'il ne sera pas garanti dans un an. C'est pas ce que la nuit va t'offrir, donc Marocco Lifestyle, c'est franchement foncé. Arrête de vous poser des questions, faites-vous plaisir. Vivez un peu, vraiment. On se fasse un voyage, Flo, avec une grosse vidéo. Je sais que ça, ça, c'est dans ma bucket list, un jeu rêve, de faire une grosse vidéo de voyage, tu vois, où en fait on fait tout de la zèle, on raconte vraiment une histoire à travers le voyage, et on a même la vidéo qui est composée aussi, tu vois.
Et ça, je kifferais de ouf, tu vois, en mode vraiment, vraiment aventure, tu vois. J'aimerais faire ça, partir en vacances, vraiment avec des vidéastes, entre vidéastes pour filmer, pour faire un max de belles images, Sunrise, tout, enfin, j'adorerais le faire. Mais tu sais que, je l'ai pas beaucoup fait, moi. Une des rares fois où je l'ai faite, c'est en fait, ça remonte, c'était je crois en 2018, c'est à l'époque, j'avais que Louis Foucher, avec Ma Lucatissier, que tu connais très bien aussi, Yavé Julien Fabreau, etc. C'était très très cool, t'es parti dans la montagne, c'était vraiment très chouette. Mais ça, c'est trois trucs que j'aimerais faire, et avec les VP, il faut vraiment qu'on organise ça.
Dernière question, et puis je te libère Flo, c'est qui aimerais-tu écouter ou voir dans le podcast, les livres de preneurs, un profil créatif, avec un profil entrepreneur ou les deux ? J'ai réfléché aussi à ça, j'adorerais voir un vidaste de talent qui est aussi un très bon ami, Loris Monteu, j'adore son travail, il en aurait beaucoup beaucoup à dire sur son mode de vie, je veux pas raconter sa vie, etc. Ceux qui le connaissent un peu savent qu'il passe une grosse grosse partie de l'année en Asie, et c'est un passionné de voyage, c'est un mec qui fait des vlogs en plus de temps en temps, comme ça il n'est pas youtubeur, mais il fait du contenu youtube qui est incroyable, je vous invite à aller voir son dernier vlog au Pakistan, c'est fou, il a réussi à faire des images de fou là-bas, il a dronné partout, partout, partout, alors que c'est un peu compliqué dans le monde de droner là-bas, il a remis des images de fou furieux, Loris Monteu, j'adorerais le voir dedans, et sinon un mec aussi très apporté voyage Bruno Maltor.
Bruno, mon beau bruit, si tu entends, Flo, tu me dois un épisode, ça fait des, je le cours après depuis des mois et des mois. Je te vois lundi, je mange avec lui lundi, j'essaierai d'en toucher un, tu pourras lui dire, mais en tout cas c'est trop cool parce que c'est effectivement deux personnes avec qui j'ai envie d'échanger aussi à ce sujet là. Loris, dès qu'il rentre en France, on va se voir, je pense cet été, ça va se faire, ça va être cool. Bruno, tu sais que pour l'anecdote, Bruno, il a fait des études avec un des meilleurs amis de mon meilleur ami, et en fait, comme mon meilleur ami, c'est marié, enfin c'est marié, quand il a décidé de se marier, il a choisi c'était moi, j'étais son témoin, et en fait c'est Bruno Maltor qui m'annonce en forme de vidéo, que c'est moi le témoin, et en fait je reçois la vidéo, je comprends rien.
C'est deux mondes qui communiquent pas, tu vois, ils vous disent qu'est-ce qui se passe, tu vois, et en fait c'était vraiment très drôle. En mode, comme il s'est très bien fait Bruno, en mode story, tu vois, donc c'était très drôle. Ok, trop cool, mais écoute, je note ça, franchement, on devrait même s'organiser un gros studio et faire ça ensemble, tu vois, je pense, parce que ça fait partie de mes valeurs fondamentales le voyage, donc il y a un truc de ouf à faire tous les quatre, tu vois, ça peut être très très chouette le voyage vidéo, vraiment gros kiff. Il doit y avoir des anecdotes de fou en plus, donc c'est Bruno Maltor et Laurie, ça mélange création de contenus et voyages, enfin ces deux vidéastes, très très bons.
Je sais que Bruno, il est entouré d'un vidéaste qui est très très bon, qui s'appelle Nathan, que j'ai rencontré aussi, je n'ai pas beaucoup échangeé avec lui, mais il a l'air super sympa, mais Bruno, il est très très chaud en photo et tout aussi. Il apparaît beaucoup devant la caméra, mais il drone, il fait des trucs vraiment cool, donc non, ça pourrait être un épisode XXL, là, super ! Ouais, c'est clair. Où est-ce qu'on peut te retrouver, Florence, et si on veut échanger avec toi ? Pour le pro, c'est principalement LinkedIn, FlorencePetex, P-E-T-E-X, et je suis très active sur Insta, c'est plus pour du perso, FlorencePetex, tout simplement. Bon, c'était trop cool, merci pour ton temps, c'était trop bien, je me suis régalé.
Moi qui écoutais des 30, 50 taines d'épisodes, c'est vraiment un plaisir de passer là aujourd'hui, c'était un vrai vrai kiff, merci beaucoup Antoine. Écoute, je t'en prie, plaisir partagée, et pour tous ceux qui nous écoutent, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode du podcast Les vidéos preneurs. Ciao Flo, ciao tout le monde. Ciao. Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org