Épisode 227 · 3 septembre 2026 · 00:52:03MindsetTarifs et argent

Dépasser ses blocages de vidéaste

Avec Deborah Valdeavero

Coach et mentor spécialisée dans l'intelligence émotionnelle, Deborah Valdeavero décortique avec Guillaume et Antoine ce qui bloque les vidéastes : le devis qu'on baisse seul devant son écran, le syndrome de l'imposteur, la colère étouffée après un refus, le scroll qui dérègle. Avec un exercice simple pour commencer à changer l'histoire qu'on se raconte.

Dépasser ses blocages de vidéaste

Deborah Valdeavero est coach et mentor, spécialisée dans ce qu’elle appelle l’intelligence humaine et relationnelle, et dans l’intelligence émotionnelle. Guillaume et Antoine l’ont rencontrée au printemps dans un groupe d’entrepreneurs, et l’ont invitée pour parler de ce qui se passe dans la tête d’un vidéaste quand il doit envoyer un devis, prospecter ou encaisser un refus. Guillaume part d’une scène : tu es seul devant ton devis, tu avais mis 2 000 €, et tu te dis que tu vas plutôt mettre 1 200 €.

D’où vient le syndrome de l’imposteur

Pour Deborah, l’autosabotage touche tout le monde dès qu’on sort de sa zone de confort. Le syndrome de l’imposteur, lui, se nourrit de nos croyances et de notre système d’appartenance. Elle décrit trois profils qui couvrent, selon elle, la grande majorité des cas : ceux pour qui le diplôme fait la légitimité, et qui se sentent illégitimes sur des compétences qu’aucun papier ne valide ; ceux qui attendent une reconnaissance extérieure pour agir ; et les hyper-contrôlants, qui ont besoin que tout soit rationnel avant de bouger. Les autodidactes dotés d’un état d’esprit de croissance s’en sortent mieux : ils se concentrent sur ce qu’ils apprennent plutôt que sur l’obligation d’y arriver tout de suite.

Elle distingue aussi deux syndromes de l’imposteur : le réel, qu’elle nomme franchement avant de creuser les compétences et de constater, presque toujours, qu’il n’y en a pas ; et celui qui relève des émotions.

L’émotion est un messager

Guillaume observe que les vidéastes n’ont aucun doute quand ils construisent leur site ; le blocage arrive au contact de la réalité, quand il faut prospecter ou montrer son travail. Deborah explique pourquoi : la peur envoie un signal au système nerveux, et le cerveau se fige. Si on la refoule, le messager monte le volume jusqu’à nous envahir. Mieux vaut l’écouter : de quoi ai-je peur exactement ? D’être jugé sur le prix ? Sur la qualité ? Et retenir un mécanisme simple : la peur reflète toujours une envie. Se concentrer sur l’envie la fait reculer.

Elle rappelle les cinq émotions primaires : peur, joie, tristesse, colère, dégoût. Être déçu, c’est être triste ; être frustré, c’est être en colère. La colère est la plus fuie, parce qu’on nous a appris à la taire : quand un client retoque le devis pour la dix-huitième fois, on étouffe, la frustration s’installe, et personne ne veut travailler avec quelqu’un de frustré.

Un exercice pour changer l’histoire qu’on se raconte

Sa méthode tient sur un papier et un stylo. Première question : j’ai peur de quoi ? Qu’on me raccroche au nez, par exemple. Deuxième : en quoi c’est un problème ? La réponse révèle souvent une peur de ne pas être aimé, très humaine mais incompatible avec l’entrepreneuriat : tu ne peux pas attendre que ton client te rassure et te paye pour ça. Troisième : chercher dans son vécu des faits qui cassent cette croyance.

Face à une proposition refusée, laisse passer l’émotion, puis demande au prospect pourquoi il n’a pas signé, au lieu de supposer que c’était le prix. Sinon le cerveau enregistre une fausse liaison, et tu ne proposes plus jamais ce tarif. Sa formule : va prendre mille râteaux, et reviens ensuite dire que le prix est un problème.

La notice d’hier et l’antifragilité

Beaucoup d’entrepreneurs avancent avec « la notice d’hier », celle de parents qui n’étaient pas entrepreneurs. Deborah l’a vécu : après quinze ans à accompagner des situations humaines difficiles, personne ne comprenait son projet de coaching. Il faut déconstruire ce qui ne sert plus, et apprendre à voir ce que l’échec apporte. Elle préfère antifragilité à résilience : tant mieux si je me plante, la fois d’après sera meilleure. Le vrai travail, c’est la relation à l’abandon.

Dopamine, immédiateté et appartenance

La joie aussi a son piège : la dopamine du scroll, qui apaise sans effort et déconnecte de la réalité. Deborah dénonce de même les promesses d’immédiateté : rien ne remplace l’effort, comme pour un marathon. En revanche, une communauté accélère, parce que voir des centaines de personnes qui ont dépassé le même problème fait comprendre au cerveau que c’est possible. Ancienne basketteuse, elle voit enfin dans le sport le meilleur outil de confiance en soi : une fois en mouvement, la question « vais-je réussir » ne se pose plus. Tant que tu es concentré sur ce que tu fabriques, tu ne peux pas échouer ; c’est l’attachement à ce que les gens en pensent qui fait trébucher.

À retenir

  • Écris noir sur blanc de quoi tu as peur, puis en quoi c’est un problème : la peur devient une information.
  • Après un refus, demande pourquoi au prospect avant de toucher à ton prix.
  • Clarifie ce que tu penses avant d’entreprendre : ce que tu te racontes définit ce que tu fais.
  • Pose-toi la question binaire : si je ne le fais pas, vais-je le regretter ?

Ses lectures : Système 1, système 2 de Daniel Kahneman, Les quatre accords toltèques et L’argent n’est pas le problème, c’est vous. Si le devis que tu baisses seul te parle, le guide fixer ses tarifs de vidéaste donne des repères, et le Mastermind est ce collectif où l’on voit que d’autres ont dépassé le même blocage.

« L'émotion, c'est un messager. Si tu ne l'écoutes pas, il se radicalise. »

« Si tu n'as pas envie d'un truc, tu n'as pas peur. La peur reflète toujours une envie. »

« Ne jamais faire de supposition quand on n'a pas eu la réponse. »

« Tant que tu es focalisé sur le fait que tu fabriques, tu ne peux pas échouer. »

Transcription de l'épisode automatique, non relue

Moi j'aime bien souvent aller choquer les gens avec "ça rentre dans l'imposteur", bah c'est que t'as raison, t'as un imposteur. Et en fait les gens disent "ouais en fait je t'ai pas venu pour entendre ça". Bah ouais mais bon c'est ce que tu prends donc voilà. Et après quand on vient de creuser sur les compétences et les connaissances, la personne se rend compte qu'en fait elle n'est pas un imposteur. Mais il y a une partie, il ne faut pas enlever le "ça rentre dans l'imposteur" c'est réel. Pour ceux qui nous écoutent Débora, bienvenue dans le podcast Les Vidéopreneurs, on est très très heureux de t'avoir parmi nous, parmi tous les invités qu'on a pu avoir. Je pense que c'est la première fois qu'on a vraiment une personne qui est très orientée mindset.

Tu me diras Débora comment on doit définir ta profession, parce que j'ai vu sur ton insta que tu te définis comme mentor, mais tes coachs aussi. Orientée mindset, Débora bienvenue, dis-nous-nous, qui es-tu et ça nous donnera déjà des infos. Merci beaucoup pour la invitation, je suis très content d'être avec vous, ça va être super cool de pouvoir échanger et puis on avait bien fité aussi dans l'état d'esprit, donc très très choisi d'être invité ici. Écoutez, moi je suis effectivement coach et mentor, j'ai une spécificité, je me suis spécialisée dans ce qu'on peut appeler le mindset de manière courante, mais moi je parle d'intelligence humaine et relationnelle, donc ça va être tout ce qui se joue, en dehors des mots, dans la manière dont on va connecter avec les gens.

Et puis entreprenariat, c'est une ressource assez précieuse, puisque du coup entre les histoires qu'on se rend compte, ce qu'on a envie de faire passer comme message, ce qu'on voudrait réaliser et finalement la manière dont c'est perçu ou pas en face, il y a des mondes d'écart. Et puis la deuxième spécialisation que j'ai, ce sont les intelligences émotionnelles. Donc voilà tout ce qui va être autour du travail, purement de mes émotions, comment je les drive pour éviter en fait qu'elle me maîtrise, et au contraire en fait que je puisse retrouver la maîtrise de ça. Voilà, donc j'ai deux activités principales. La première, j'accompagne, je le forme et je mentor justement des coachs qui veulent se développer et créer des outils signature.

Et la deuxième partie, elle est plus travail sur le mindset, les intelligences, la performance en fait, des gens qui sont entre prudents ou sportifs de l'UV. La question, Antoine, peut-être pour les vidéastes qui écoutent, parce qu'ils ne sont pas trop familiers avec le mindset, ou les trucs que tu as dit, je donne un exemple très simple, vous êtes devant votre devis, il y a un prix qui est affiché, vous êtes tout seul, vous êtes chez vous, il n'y a personne. Donc vous êtes tout seul, vous commencez à vous dire, enfin j'ai mis 2000 mais je vais peut-être mettre 1200. Cet autosabotage là qui se va s'effectuer, donc là dans le prix ou dans un tranché comme ça, tout ça grosso modo, alors c'est pas peut-être exact, grosso modo du mindset, cet autosabotage là, et toi c'est pour ça qu'on a trouvé extrêmement pertinent de t'inviter, parce que les vidéastes sont les premiers mon pas que, mais à s'autosaboter à plein de sujets, et souvent c'est des trucs qu'on peut travailler personnellement, enfin toi que je vous avais bluffé par ton, la manière dont je travaille ces trucs là, donc sur le podcast, il va être pipit et banger, les vidéastes restent jusqu'à la fin, voilà, j'ai fait le watch time.

Et en dernier lieu, vous donnera un super bonus. Ah, il est bon, il est bon, et souvent quand on ne change pas, il est très très fort. Effectivement, l'autosabotage ça fait partie des pistes les plus élaborées et les plus travaillées dans les gens que j'accompagne. En fait en autosabot, t'as n'importe quel niveau, peu importe ce que tu fais dans la vie, peu importe à partir du moment où tu vas sortir ce qu'on appelle la fameuse zone de confort, tu vas à un moment donné te saboter, parce que sinon ce serait trop facile, si c'était smooth, tu vois, de passer d'un état à l'autre. Ouais, j'ai prévu de faire ça, oui, et moi, mais tranquille, c'est rien passé, je n'ai pas eu peur de rien du tout, je suis allé direct, ça n'existe pas, ça c'est un l'heure.

Ouais, mais alors c'est intéressant que tu parles, que tu n'es pas partagé le prix, comme tu as autosabotage, où effectivement on voit pas mal de vidéastes se s'aborder. Il y a plein de situations en fait, je pense, qui existent, qu'on va pouvoir voir avec toi, des borages, j'en ai noté plusieurs. Celui qui revient aussi souvent, c'est le syndrome de la posteur, j'imagine que toi tu dois énormément le connaître, aussi des borages, de ton côté. Pourquoi il y a ça, pourquoi ça existe, pourquoi on ressent ça, et qu'est-ce que tu recommandes pour qu'on puisse faire un bout de chemin déjà pour progresser dans... Ok, en fait l'être humain, il est assez complexe à comprendre, même s'il est simple, mais il n'est pas facile à comprendre.

On a tous le même fonctionnement avec les mêmes organes qui fonctionnent, on est forgé un peu sur le même moule, mais par contre on va avoir des systèmes de croyance qui vont se développer de manière différente. C'est-à-dire que techniquement tu vas avoir par exemple ton système de valeur, il va être différent du mien, comme il va être différent de celui de Guillaume, et il y a aussi ce qu'on appelle le système d'appartenance, c'est-à-dire l'éducation qu'on a reçue va donner de la légitimité à certaines choses plutôt qu'à d'autres, typiquement. Donc par exemple si on est dans une famille où l'obtention d'un diplôme est hyper importante, quand on va se lancer sur des soft skills, c'est-à-dire tes compétences qu'on a naturellement, qu'on a développées au fur et à mesure de nos expériences, mais qui ne sont pas validées par un petit papier rectangulaire, à ce moment-là le syndrome de l'imposteur il va se pointer, c'est-à-dire qu'il va dire tu n'es pas diplômé, tu ne peux pas faire ça, c'est-à-dire que ça va faire écho, à la manière dont on a été affranchis quand on était plus jeune.

Donc il y a l'attachement au diplôme, il peut aussi y avoir l'attachement à la reconnaissance, souvent il y a des gens qui ont besoin, un fort besoin de reconnaissance extérieure, c'est-à-dire là en fait, eux ils vont avoir besoin qu'on leur reconnaisse la compétence pour pouvoir agir. Donc là c'est encore un deuxième schéma, et le troisième je vais faire les trois plus larges, parce qu'après il y en a plein, mais on va dire les trois principaux qui couvrent 80% des gens. Donc le premier c'est le côté diplôme, le reconnaissance de papier, le deuxième c'est la reconnaissance extérieure, oh putain c'est génial, tu serais hyper doué pour ça, puis à force pour nous le répète en fait, on va y aller.

Et le troisième, c'est tout simplement celui qui est relié à la partie émotionnelle, c'est-à-dire à quel point moi je me sens utile dans cette situation-là. C'est-à-dire à quel moment ça va être utile pour moi, il faut qu'il y ait du sens, ça ne peut pas être spontané, parce que j'ai envie, non il faut que ce soit rationnel, il faut que ce soit basé et structuré, donc on va appeler ça peut-être le côté hyper contrôlant. En fait, voilà, ces trois axes-là, ces trois personnes-là, ils vont développer plus le syndrome de l'imposteur que quelqu'un qui va être vachement autodidacte. On a des gens qui sont autodidactes autour de nous dans l'entrepreneuriat, ils n'ont passé aucune formation ou autre, ils sont extrêmement doués, naturellement doués, mais parce qu'ils ont vu ce qu'on appelle le croissance, et le fameux gross mindset, du coup, ce mindset de croissance, il explique que tu n'es jamais arrivé.

Donc quoi que tu travailles, en fait, au final, tu vas progresser à chaque fois. Donc quand on se focalise sur je vais apprendre un peu plus à chaque fois, on a beaucoup plus de chance de pouvoir combattre son syndrome de l'imposteur que si je me focalise sur, je dois y arriver de suite. Oui, il faut que j'y arrive très vite. Ça c'est des pistes qu'on peut creuser immédiatement avec le syndrome de l'imposteur. Parce que moi, j'ai une question par rapport à ce que tu dis. Le truc que j'observe chez les vidéastes, c'est beaucoup des... qu'ils n'ont pas le syndrome de l'imposteur quand il faut y aller, donc ils vont faire leur site, ils vont faire plein de trucs et tu es mentalement, ils sont en mode "Ouais, c'est bon, je vais devenir un vidéaste professionnel".

Mais dès qu'il y a une action qui échappe un peu à leur contrôle, typiquement la prospection, typiquement, il faut que je montre mes productions tout ça, là on se réfugie dans "Je ne suis pas assez prêt", syndrome de l'imposteur, et comment tu juges ce truc-là, enfin, parce que à mon avis, il faut y aller, tu vois, donc il y a quand même une part de... comment tu fais pour débloquer ça ? Alors, il y a deux manières, il y a deux syndrome de l'imposteur en vrai, c'est un peu comme des jumeaux maléfiques, ouais. Le premier, il est réel, c'est-à-dire que si t'es une bille, t'es une bille, en fait, t'es un imposteur, c'est vrai. Il y a des gens qui devraient avoir le syndrome de l'imposteur, et qui l'ont, et ils ont, raison, parce qu'ils ont un bon... t'es une bille première, ouais, t'es un bille posteur.

Donc ça, c'est une réalité. Moi, j'aime bien souvent aller choquer les gens avec... "T'as sa ronde de l'imposteur", bah c'est que t'as raison, t'es un imposteur. Et en fait, les gens disent "ouais, en fait, je t'ai pas venu pour entendre ça", bah oui, mais bon, c'est ce que tu prends, donc voilà. Et après, quand on vient creuser sur les compétences et les connaissances, la personne se rend en compte qu'en fait, elle n'est pas un imposteur. Mais, il y a une partie, il faut pas enlever le somme de l'imposteur, c'est réel. Et la deuxième chose, c'est... c'est en fait la manière de gérer ses émotions, c'est là, c'est où ça va être hyper important, c'est que tu n'as pas d'émotion quand tu es dans une situation d'hyper contrôle.

Par définition, mon site web, je sais que je vais le faire parce que je veux que la couleur elle soit. Comme ça, je veux qu'elle y ait, comme ça, je veux dire ça, tac, tac, tac, tac, je contrôle tout. Et je ne suis pas en train de discuter avec quelqu'un pour lui présenter mon site web. Je suis surtout en train de me raconter à moi-même comment il est génial, comment il va trop impacter. En même temps, je contrôle presque la manière dont ils vont recevoir l'information. Donc jusque-là, t'es toi et ta tête, tout va bien, il n'y a pas de désaccord. Donc ça, c'est la première partie. Donc là, il n'y a pas d'émotion. À part de la joie, ok, un peu de dopamine, tu vois, on se dit "ah ouais, trop bien, ça va trop bien, ça va trop bien".

Puis à un moment donné, on arrive dans la réalité. Et là, la réalité vient mettre le stimuli, donc l'émotion de peur, et vient faire monter le système nerveux en disant "et si jamais ça ne marchait pas, et si jamais on ne percevait pas". Et en fait, c'est un stimuli nerveux qui vient amener le cerveau à complètement friser. Et donc ça, c'est important de le travailler, parce que si on ne travaille pas sur la intelligence émotionnelle, ça refoule ses peurs. Si à ce moment-là, pour le moment pour dire "mais en fait, je m'en fous, je n'ai pas peur, je n'ai pas peur, je n'ai pas peur", l'émotion, c'est un messager. Si tu tires sur le messager, si tu ne l'écoutes pas, il se radicalise. Donc techniquement, "ah, tu ne veux pas entendre mon pote que tu as peur?" Pas de soucis, je vais monter le volume.

Jusqu'à ce qu'en fait, la personne, elle se retrouve complètement frisée et envahie et le cerveau, donc la partie reptilienne qui n'a pas évolué depuis qu'on avait des gourdins et qu'on habitait dans les grottes, cette partie-là du cerveau, en fait, elle vient de dire "là, on vient d'engagement ruminant en fait, on ne va rien contrôler les gars, on va tous mourir et on va se passer des trucs tragiques, on ne le fait pas". Et donc c'est là où il faut accepter qu'on a des émotions de peur, travailler sur son intelligence émotionnelle pour venir minimiser le stimuli neuro. Et après, à partir de là, petit peu par petit peu, tu bousilles ton cerveau de l'imposteur. Ok, voilà. C'est comment on fait...

La question, c'était Georges Vidéas, je suis dans ta situation, comment je minimise mon stimuli nerveux. Alors c'est très simple. En fait, c'est la manière dont tu vas lire l'efre, exactement, tu vas courir. Il y a des potes qui font des summits maraton, par exemple, non. Plus sérieusement, tu dois comprendre le message. En fait, le messager vient d'apporter des trucs hyper importants pour gagner ta guerre. Si tu l'écoutes pas, donc de quoi t'as peur exactement ? Déjà, il faut aller creuser ces trucs-là. La personne qui va avoir le sénat de l'imposteur qui va poser, de quoi elle a peur ? On reprend la question des gens qui vous accompagnent. Du coup, est-ce qu'ils ont peur d'être jugés sur la valeur ?

En fait, c'est trop cher ton truc ou non mais c'est pas possible, ça peut être ça. Est-ce qu'ils ont peur d'être jugés sur la qualité ? C'est-à-dire, ouais, en fait, j'ai vu ce que tu faisais moyen, tu vois, qu'est-ce qu'ils se racontent ? Parce que la peur, en fait, elle reflète toujours un truc, c'est l'envie. Si t'as pas envie d'un truc, t'as pas peur. Par définition. T'as pas... T'as pas envie de payer des impôts, t'as peur de recevoir la déclaration. Tu te dis, il y a des choses comme ça. Alors que t'as envie de contribuer, t'as pas peur de recevoir la déclaration. Tu dis, oh, j'ai envie de contribuer. En fait, la peur, elle est relative, bien sûr que c'est un exemple commun, mais pas un exemple...

C'est un exemple parmi ton truc. C'est bien. Mais en fait, quand les personnes nous accompagnent et les vidéastes, du coup, ils sont en mode "J'ai envie d'aller développer mon activité, j'ai envie d'aller aider la personne à travailler sur elle, j'ai envie de créer la meilleure image possible, si elle polarise sur cette envie-là, la peur, elle va s'estomper. C'est la manière dont je dis les informations. C'est parce que t'as peur de ce que va te dire le messager. Alors qu'en fait, le messager, il a juste envie de te protéger. Il n'a pas envie de t'empêcher d'y aller. Il te dit juste, je te donne une information. Donc c'est souvent la valeur. La valeur, c'est souvent ce qui ressemble le plus à l'auto-sabotage, notamment les deux vies.

Bon, mais j'ai fait le deux vies, je vais l'envoyer. Alors si on a des gens qui font du gratoise, c'est pareil partout. Moi, j'accompagne des gens d'écoute, des produits bien aides, des thérapeutes, des médecins aussi, qui viennent se spécialiser sur des outils, des osteopathes, etc. Et en fait, ils arrivent et ils se disent que les gens ne vont jamais payer ça. Tu te rends compte en plus des tarifs qui sont conventionnés au départ, donc t'as la carte musicale, etc. Là, ils franchissent un cap, ils vont accompagner dans une expertise, donc le monde a besoin, il n'y a pas de débat sur ça. Mais c'est la valeur, c'est vrai, les gens ne vont jamais payer pour ça. Croyance numéro 8. Tu ne sais pas, en vrai.

Mais c'est parce que t'as peur qu'on te dise, tu vas prendre de l'argent pour ça, est-ce que vraiment tu le mérites, etc. Et donc là, c'est tout le schéma croyance sur lequel il faut travailler et il faut changer l'histoire qu'on se raconte, littéralement. Et t'as des bonnes pratiques pour réussir à faire déjà un début de travail pour changer l'histoire qu'on se raconte ? Ouais, la première c'est j'ai peur de quoi. Donc vraiment, c'est vraiment très simple, c'est un papier STO 20 soirs, on n'a pas besoin de chercher chez pas quoi, il y a 14 ans. C'est j'ai peur de quoi, finalement. Qu'est-ce qui fait que ce dos de vie, je ne l'en vois pas, par exemple. Qu'est-ce qui fait que cette prospection, je ne la fais pas.

J'ai peur de quoi ? Typiquement, téléphone, voilà, j'ai peur qu'on me raccroche au nez. Ok. En quoi c'est un problème ? Donc une fois qu'on a écrit "j'ai peur de quoi", la question numéro 2 c'est "en quoi c'est un problème ?" Pareil, on répond. Bah... On peut se raconter n'importe quoi. Souvent, les gens qui ont peur, par exemple, il faut dépolariser et diagnostiquer la peur. Les gens qui ont peur, quand on leur raccroche au nez, c'est parce qu'ils ont peur de ne pas être aimés. Mais moi, je comprends pas, je suis génial, mais... Oui mais en fait, c'est très humain ça. C'est très humain, bien sûr. Mais du coup, si toi, tu ne montres pas l'exemple puisque c'est toi qui entreprend, tu ne peux pas attendre que ton client qui va te payer, mais ça c'est un truc qui est game changer pour les entrepreneurs, peu importe ce que vous faites, peu importe le milieu, si toi, tu attends que ton client vienne te rassurer et te conforter dans ce que tu vas faire, tu ne peux pas attendre qu'il te paye pour ça, en fait. Ça veut dire que le leadership, c'est pas dans qui là, ça veut dire que c'est lui qui va dire, c'est génial, je vais te rajouter un zéro sur le chèque parce que t'as été génial, ça n'arrive jamais.

Les gens ne partent pas, les gens ne vont pas payer avec quelqu'un qui au final n'a pas le leadership et ne vient pas poser son expertise. Donc il faut partir sur du concret, sur des choses qui sont réelles, bistées. C'est-à-dire qu'une fois qu'on a compris la peur, qu'on a marqué la peur de quoi, en quoi c'était un problème, derrière, on va aller chercher des choses dans notre vécu qui viennent casser ce truc-là. Ok. Et en parallèle, le cerveau, il va faire la base. T'as employé déjà le terme avec les émotions, t'en as déjà partagé quelques-unes. Le souvenir que j'ai, lorsqu'on avait fait le Mastermind Ensemble, c'est tu nous posais des questions sur nos émotions et puis on t'en partageait et tu nous disais, non, ça c'est pas une émotion.

Tu peux nous rappeler quelles sont les émotions, ou du moins les principales ? On parle d'émotions primaires et après derrière, arrivent les sentiments, les ressentis. Donc il y a émotions primaires, sentiments et ressentis corporelles, c'est trois choses. L'intelligence émotionnelle, ça traverse ces trois espaces. Donc les émotions primaires, on a la peur, la joie, la tristesse, la colère et le dégoût. Certains rajoutent la surprise. Moi, je suis moyennement emballé par le truc, mais bon, chacun sort les gens. Dans les puristes, on en a cinq. Mais après, du coup, ces émotions, le messager arrive et dit colère, par exemple. Si on ne écoute pas, le messager va se radicaliser et il va terminer un fort sentiment de frustration et nerveuxment, agacement, refus, il y a un truc qui va être l'attent.

Et à force, au bout d'un moment, on va avoir des ressentis corporels. C'est la troisième et dernière étape de l'expression du schéma émotionnel. Donc souvent, quand on te dit comment je me sens, je me sens déçu. Donc souvent, je dis, t'es pas déçu. Ah bon, mais si, mais je ne comprends pas. Et les gens, ils ont le problème, c'est qu'on juge nos émotions. Bah non, je dis, mais si t'es déçu, ok. Mais déçu, la déception, c'est la tristesse. Par définition. Ah, mais non, je ne suis pas triste. Bah t'étais déçu il y a 2 minutes, mon pote. Donc si t'étais déçu il y a 2 minutes, c'est que t'étais triste il y a 3 minutes. C'est juste qu'en fait, tu n'as pas capté le détail. Frustré, bah t'es en colère.

Ah non, moi, la colère, non, non. La colère, c'est l'émotion qui est le plus fuie par les gens. Parce que c'est un peu une émotion qui est très contagieuse. On a peur. Quand on est en colère, on a peur d'exprimer notre violence. On se dire, ça va pas être bien vu. On va pas m'aimer, et puis bon, c'est pas bien, machin. Souvent, on vous a dû que quelle éducation vous avez, mais on a des questions de, tu te calmes un peu, tu vas pas commencer à gueuler, voilà, tu reviens un peu, tu redescends. Donc on a des colères très étouffés. Donc arrive à l'âge adulte quand on a besoin de péter un plan, parce que Jean-Michel, ça fait, pardon pour toi Jean-Michel. Jean-Michel, ça fait 18 fois qu'il nous retorque le devis, et qu'il dit, finalement, je vais pas l'apprendre, l'option avec ça, il faut la décocher.

Tu as envie de lui dire, écoute, Jean-Michel, non, je vais plus. Tu veux plus en tant que paraître toi, et de gueuler. Tu le fais pas, tu étouffes ta colère à ce moment-là, ce qui vient créer de la frustration, et quand t'es frustré, les gens ne viennent pas travailler avec toi. C'est intéressant que tu parles de ça, parce que tu as eu une... dans le parmi le quotidien des vidéos preneurs, tu vois, ils sont dans de l'acquisition, pour aller trouver des beaux projets vidéo, ils sont en échange avec des prospects, potentiellement des clients. C'est des cycles de ventes, tu vois, de quelques semaines. Et puis, t'as créé quelque chose, t'as fait le rendez-vous, t'as créé la propale, finalement, c'est pas lui le décisionnaire, parce que c'est une grosse boîte, du coup, tu rencontres une deuxième personne, puis finalement, après quelques temps, tu dis bon, bah, en fait, non, on a choisi quelqu'un d'autre.

Donc là, j'imagine, effectivement, peut-être de la colère, mais comment... Qu'est-ce que t'es conseil, et déjà, pour gérer ces émotionnables, pour que ce soit quand même bénéfique pour l'entrepreneur et son business, tu vois, est-ce qu'il faut gérer son émotion immédiatement, est-ce qu'il faut peut-être patienter un petit peu avant de repartir, et ensuite, comment repartir, comment garder l'énergie, la foi, pour dire, bon, c'était un coup loupé, là, mais la prochaine fois, ça va prendre... C'est une question qui est hyper intéressante, parce que des fois, les gens, ils ont du mal à faire des ponts entre leurs émotions et leurs schémas de pensée, et c'est là où c'est très précieux, parce que, effectivement, t'as pas été retenu, donc tu peux soit ressentir la déception, soit la colère.

La colère, elle est toujours tournée vers nous-mêmes, en fait, il est toujours question de nous, dans nos émotions. Donc, je suis en colère, parce que X ou Y, Z, peu importe, mais il faut très vite accepter que cette colère ne te définit pas. Et surtout, il faut accepter, il faut se laisser traverser par ça. Donc, il faut pouvoir ressentir. Plus tu vas accepter de ressentir tes émotions, moins elles vont t'embêter, vraiment. Plus tu vas vouloir bloquer, plus elles vont venir te paralyser. Et ensuite, il y a l'histoire que tu te racontes par rapport à ça. Donc, pas hésiter à poser des questions. C'est-à-dire, la personne, elle te prend pas, elle n'a pas pris ton de vie, va lui demander pourquoi.

Parce que, très souvent, ouais, elle n'a pas retenu parce que je t'ai plus cher, ou parce que ceci, ou parce que cela, on se fait nos propres réponses. Donc, le cerveau, lui, il engramme que ouais, ok, c'était pour ça. X = BAM. Faites du débat. Et la prochaine fin que X se présente, eh bien non, puisqu'on a l'expérience que c'est ça, donc on ne le refait pas. Si tu te dis, par exemple, c'est des histoires que tu vas te raconter derrière ça, qui risque d'être un peu compliqué, donc ne jamais faire de supposition quand on n'a pas eu la réponse. Et en vrai, on devrait demander à nos clients, enfin, nos prospects, en tout cas, qui n'ont pas signé avec nous, pourquoi ils n'ont pas signé avec nous ?

C'est quoi le truc qui ne va pas, tu vois ? En fait, qu'est-ce qui fait que, ah bah c'était le prix, etc. Donc moi, j'ai besoin de comprendre ce que tu viens mettre derrière le prix. Non mais en fait, préférer un truc en présentiel plutôt qu'un distanciel, ok, bon bah là, en fait, moi je suis aligné avec ce que je propose, c'est du distanciel, donc, enfin tu vois, je dis des trucs au pif. Mais, allez poser la question et pas se replier en mode, ouais, j'ai pas, voilà, parce que sinon, on va se raconter la mauvaise histoire. Et on va créer la mauvaise liaison dans le cerveau. Et c'est là où, en fait, on se dira, ça, donc ça je le fais plus. Ou ce prix-là, je le propose plus. C'est souvent quand on augmente les prix parce qu'on a plus d'expérience.

La première fois que tu toques, on vient savoir si t'es aligné avec le tarot, tu vois, ah bah non, je l'ai proposé combien de fois ? 2 fois. Ils ont dit quoi ? Non, bon bah, je le fais plus. Non, non, pas du tout. Va prendre 1000 râteaux. Et quand tu as repris 1000 râteaux, tu reviendras, tu reviendras. Ouais, non, le prix, il y a un problème. C'est intéressant. En retour, Débora, j'aimerais bien savoir ce que tu en penses, toi aussi, Guillaume, parce que tu vois, on le dit systématiquement, qu'il fallait chercher des infos pour limiter les suppositions, voir les intuitions, surtout quand on n'a pas encore une grosse expertise, pour ne pas se s'enfermer effectivement sur soi-même, et donc être potentiellement débordé par une émotion qui, en plus de ça, on ne maîtrise pas, tu vois.

Parce qu'on n'a pas eu Débora comme coach, par exemple. Donc, c'est intéressant. Finalement, il y a après ce côté, on s'enferme sur soi-même, et derrière, c'est encore plus difficile pour repartir. Je crois que c'était la plus... Il a commencé la phrase par Guillaume. Il a dit, après, je lui prendrai la vie de Guillaume. Mais là, pour tout ce que tu dis, moi, je suis d'accord, et c'est un truc qu'on observe très souvent. Et d'ailleurs, c'est intéressant quand je parle de mentalité de croissance et tout, c'est avec ce que je trouve qui est réussi le plus, qui décorel plus ou moins le résultat de leurs actions, et qui dit, moi, j'ai fait tout ce que je pouvais faire. Voilà, j'ai repris un call avec le prospect, il m'a expliqué ça, bon, je vais essayer de...

Tu vois, la vie, comme une suite de problèmes à résoudre, plus que qui mette beaucoup d'espoir dans un résultat. Maintenant, la question, c'est, je comprends que, quand tu mets une propale, il y a aussi un besoin derrière, tu as besoin de cet argent, c'est facile à dire ça. Mais comment on passe ? Parce qu'il y a des gens qui, naturellement, j'ai l'impression qu'ils sont là, ils sont dans cet état d'esprit, et souvent, ils réussissent mieux. Ils sont aussi beaucoup plus en paix avec leurs échecs et tout. Et comment on fait pour passer de... Ben, ici, quoi, tu vois, dans ce truc-là, tu vois, parce qu'il y a un autre truc, après j'ai d'autres questionnateurs, mais il répond à ça là, après j'en ai d'autres. - La première, très rapidement, réponse à ça, parce que du coup, c'est un travail introspectif, toujours pareil, par rapport au spectre, qu'est-ce qu'il valide chez toi, le fait qu'eux ou pas.

Donc, il y a tout un travail, un profondeur, à bien sûr travailler pour déconstruire certaines choses qui ne te servent plus aujourd'hui. On est souvent en train de vouloir avancer les entrepreneurs, ils veulent être acteurs de leur vie aujourd'hui et demain, mais le problème, c'est qu'ils ont la notice d'hier, tu vois. Qu'ils ont une notice qui colle plus, en fait, au fonctionnement, donc c'est important de travailler sur soi, exactement. Tu veux être entrepreneur aujourd'hui, mais t'es avec du fonctionnement, avec la notice de tes darons d'hier, eux, ils ne sont pas entrepreneurs. Moi, tu le penses bien que quand je suis rentré dans le def perso, alors moi, j'ai été duxpéré pendant 15 ans, je travaille avec les mesures, je t'échappe de services, j'accompagne des situations particulières avec les magistrats.

Donc l'être humain, j'ai toujours travaillé. Mais bon, c'était quelque chose de très rationnel. Quand j'ai dit à tout le monde, je m'en vais, je crée ma boîte et puis je vais coacher les gens et puis derrière après, je vais les former et tout, tout le monde m'a regardé en disant "Mais ça peut être un plan, en fait, ça n'existe pas pour eux." Donc je suis parti avec ma notice d'hier. C'est-à-dire que j'avais pas ces notices-là. Et donc, quand tu comprends qu'il y a un truc qui est obsolète chez toi et que t'en as plus besoin, mais c'est là où il faut que tu développes des nouvelles compétences. Donc il y a l'adaptabilité de la source skills. C'est important de développer cette source skills. C'est-à-dire que quand tu es entrepreneur, il faut que tu sois hyper à l'aise dans tes intelligences humaines, dans tes intelligences relationnelles.

Si tu es mal à l'aise d'aller voir quelqu'un ou si tu es mal à l'aise de parler devant quelqu'un ou d'être en public de parler de ton activité, bah commence par ça, en fait. Parce que tu ne pourras pas développer ton business. Tu peux être le meilleur, mais si tu ne sais pas parler ton activité, tu ne pourras pas développer ton business. Donc il y a des choses comme ça à travailler et ça c'est le deuxième travail. Il faut qu'on a déconstruit en fait les croyances de... Oui, si je ne suis pas mon diplôme, je ne suis pas apte à pouvoir faire ce truc là. Donc si je ne suis pas diplomatique et cauche, je ne pourrai jamais vivre de mon activité, tout ce bullshit là. Il faut qu'on a travaillé, qu'on a assez nique, qu'on a rendu notre, en fait, ces croyances-là.

On va les dépolariser. C'est-à-dire qu'on va les trouver des avantages dans l'échec. Ok. Et là, les gens, là, généralement, je ne comprends pas, moi je te paye pour justement qu'on n'en parle pas du truc. Et si, c'est parce qu'on n'en parle que derrière, tu vas créer un fonctionnement de soins d'apessage, la résilience, mais c'est un gros mot pour moi. On va plutôt parler de concepts d'antifragilité. On a des entrepreneurs qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Le mec comme Anthony Bourbon, le mec qui est antifragile, tu coupes la tête, c'est un hydre, il a deux qu'il repousse. Il le dit d'ailleurs, lui, il dit, voilà, vous pouvez venir couper la tête, je vais repousser dans tous les sens, je vais tous vous croquer.

Parce qu'en fait, il a développé quelque chose dans c'est dur, ça va me faire remplir. Ce qui ne te retue pas te rend plus fort. C'est ce fonctionnement-là. Donc dépolariser, c'est-à-dire, mais tant mieux si je me plante. C'est-à-dire vraiment se dire ça, tant mieux si je me plante. Ça veut dire que la fois d'après, ça va être génial. Le vrai problème, c'est de travailler la relation à l'abandon, en fait. Ok. Toi, c'est ça en fait. Prends des décisions et travaillez la relation à l'abandon. C'est grave intéressant. Mais ça, c'est vrai que ça fait tout ce que tu dis. Ça me parle beaucoup et je vois plein d'éléments dans ma vie perso avec les gens que je fréquente et aussi dans la vidéo preneur, les vidéastes qu'on accompagne.

J'avais une autre question, donc elle n'est pas trop liée à celle-là. D'ailleurs, t'as parlé de plusieurs émotions, t'es la colère, tout ça. Et t'as parlé notamment de la joie. Et ma question, c'est est-ce que dans la joie, tu peux avoir un truc qui est très maléfique. C'est le seul mot qui vient, mais un gros qui va vraiment durer à ta vie, mais qui vient de l'émotion de la joie. Quand tu relis à la colère et tout, tu te dis que c'est évident de dire que je suis en colère. C'est cette émotion, mais la joie, ça paraît comme ça fou. Tu vas voir. Souvent, on le fait tous. Et en fait, les gens, ça ne rend pas compte. Chaque émotion génère une urbane. Et la joie, c'est la dopamine. Donc, si tu scrolls, t'es en train de te faire un kiff à la joie.

Donc là, typiquement, ouais, ouais, ouais, ouais. Et tu te retournes à 3 heures du matin sur TikTok. Ouais, ouais, ouais. Des chips à la phrase euophilisée. Ouais, n'importe quoi. Rédicule, genre, oh, lui qui redécore. Oh, putain, génial. Ça va courver miracle un petit peu, désolé TikTok. Mais du coup, il y a une espèce de truc comme ça où tu es là, il n'y a aucun intérêt. Mais en fait, à ce moment-là, la joie se manifeste dans 2 espaces particuliers. La concrétisation, la réalisation, ça y est, je suis arrivé. Mais elle est très éphémère, puisqu'une fois qu'on y est, bon, mais c'est quoi la suite ? Par exemple, on voit les athlètes qui préparent les guillots, qui préparent des courses, des choses comme ça pendant des années.

Ils arrivent là, ok, ils en finissent. Et après, ça a été très éphémère dans le cas de cette partie-là. Et après, il y a l'état d'apaisement, en fait, la joie, c'est l'apaisement. C'est-à-dire, je n'ai pas besoin. Il n'y a pas de notion d'effort. Il n'y a pas de notion de réflexion. Il y a juste moi et le minimum de l'effort et la prise de l'entre guillemets de l'est en présent. Et donc, c'est là où le scroll est très dangereux, parce que tu n'as rien de besoin de faire. Tu lèves ton doigt, tu diras "Ah, j'apprends des trucs." Pas du tout, tu n'apprends rien, c'est une bordel. Là, tu n'en parles pas la tronche. Et donc, le cerveau, lui, il ne fait pas la diff. Il n'est pas en train de te dire "Oh, attention, ce n'est pas bien." Non, vas-y, il scrolls.

Il scrolls trop bien. On se fait des shots de dopamine. Et c'est là où on vient de dérégler tout notre système nerveux. De là, tu es qui découle un peu comme la colère, où tu disais "Ah ouais, je suis déçu. Mais non, ce n'est pas déçu, tu es triste." Je ne sais pas comment ça peut faire tout le spectre des 3 trucs que tu as vu. Les gens, en fait, ils vont aller, quand on est dans ce shot de dopamine, qu'on se constamment, en fait, on se déconnecte de la réalité. Donc, en fait, on va avoir tout sous effet, des effets placebo, quoi. C'est-à-dire, tu penses que tu es heureux, tu regardes des trucs, donc tu te déconnectes de la vie. Donc, en fait, tu as une sensation de "Ah, c'est trop bien, en fait." Sauf qu'en réalité, ça n'est pas.

Tu te déconnectes et on sait bien que tout ce qu'on trouve sur les réseaux, 80% c'est du faux, quoi. C'est un vrai sujet pour nous, entrepreneur du web, mais aussi pour les videopreneurs, de scroller, puisque c'est un outil de travail. Donc, on se retrouve très vite piégés, parfois on se dit "Mais en fait, qu'est-ce que je fous là ? Ça fait effectivement 10-15 minutes." Et en même temps, tu as aujourd'hui la réalité aussi pour un entrepreneur sous un vidéaste ou autre qui commence ou même qui a envie d'aller un petit peu plus loin, c'est que mettre en place des actions type "shot" de panmines versus construire quelque chose de solide sur la durée un petit peu plus long, beaucoup moins éphémère mais qu'il y aura des résultats infinis.

Il faut être patient et il faut pas lâcher et il faut être assidu. J'ai l'impression que c'est des demandes aujourd'hui qui ont vraiment énormément de mal à connecter, quoi. Et je sais pas, toi, si tu as déjà eu des clients qui ont été un petit peu coincés par "shot" de panmines, comment tu as réussi à les aider à sortir de ça ? J'ai eu des personnes... Alors, c'est très difficile, c'est les clients les plus difficiles à accompagner, parce qu'en général, ils trouvent vite ma porte, parce qu'ils savent qu'on va aller en profondeur, donc ça va pas être toujours très agréable, mais c'est nécessaire. Donc ils savent qu'ils ont besoin de travailler un truc et qu'ils n'ont pas forcément les bonnes habitudes.

Mais en fait, le rapport à l'effort, le cerveau n'aime pas ça. Il n'aime pas ça. Donc le problème aujourd'hui, c'est qu'on a beaucoup d'immédiateté vendue alors que c'est du fake. Il n'y a qu'à voir quand on a des annonces, des gens qui... des personnes, même des coaches, malheureusement, c'est aussi pour ça que je m'emploie à accompagner certaines professions, parce qu'on a des coaches qui viennent te vendre des recettes miracles en 21 jours, voilà, tu vas réussir, nanana, parfait, ou l'immédiateté des revenus. On a des gens qui sont en saturation, c'est ça le danger, c'est qu'on a des gens qui sont en frustration haute, parce qu'il y a une saturation d'un écosystème, d'une situation un peu importante, en face d'une réponse qui est une promesse d'immédiateté.

Forcément, ça match. Ce qu'on appelle la fameuse douleur profonde, tu vois. Donc ouais, je comprends. Je comprends Géraldine, ça fait combien de temps ? Ça fait 18 ans que t'es dans cette situation ? Ah, ça doit être très, très dur. Et si je te disais Géraldine, que j'ai la solution pour toi ? Et si je te disais Géraldine, qu'en fait t'as même pas besoin de faire des efforts ? Non, pas pendant 3 mois, non, pas pendant 2 mois, non, pas pendant 20 et un jour. Géraldine a dit mais oui, c'est ça que je veux. Bon, bah là Géraldine il va falloir payer 8 000 euros. Ah ouais, non, là, donc le cerveau il dit ah ah ah, on va payer pas pour impéter le PEL là, ça m'intéresse pas. Et en fait mais hey, tout ce temps que tu vas gagner après tous ces efforts qu'on aura plus besoin de faire.

Et en fait, le cerveau il fait la balance. Et à ce point-là, il se dit ouais go, il faut y aller. Le cerveau est inférieur. Donc par définition, il faut toujours faire attention parce que l'immédiateté, ça n'existe pas. Il y a forcément besoin de retravailler des schémas, des fonctionnements, ça demande du temps. Il y a des gens qui sont hyper efficaces. Par contre, ce qui est très intéressant, c'est les écosystèmes dans lesquels on immerge les personnes. À partir du moment où c'est fait de manière éthique et où vous, vous avez une communauté aussi. Donc, quand quelqu'un arrive dans une communauté où il y a des gens qui ont dépassé le problème, la personne en arrive à avoir un problème. Il y a, je sais pas moi, 300 personnes qui ont déjà dépassé ce problème-là.

Déjà, le cerveau il va se dire "ouah, en fait c'est possible". Donc déjà, là, il y a un truc qui vient de casser. Donc on vient accélérer la possibilité d'évolution. Donc ça, ces choses-là elles sont intéressantes. Les écosystèmes vient de favoriser. C'est tout ce qui va être l'écologie de la personne. Mais à un moment donné, il faut que ce soit dur. Il faut qu'il y ait un effort. Comme tout sportif. Ouais, je vais découvrir le marathon. Ok, tu cours. Ah non. Je vais acheter le basket la semaine prochaine. Dans trois semaines, je vais dire "non, pas du tout en fait, tu vas te faire défoncer". Et c'est une réalité. Alors, comment on fait ? Ben, cours. Ah ouais, flemme. Bon, ben alors, le fais pas.

Et c'est là où il faut juste être hyper aligné avec ce que tu veux et ce que tu veux pas. Et c'est mental. Et là, on n'a pas d'excuse. Il n'y a pas de facilité. Il n'y a pas de concil. Il faut y aller quoi. J'ai une question pour toi. Tu n'as pas l'impression que sur les réseaux sociaux, je pense que tu parles du marathon, mais j'ai l'impression que dans le business, c'est aussi le cas où il y a une décorélation entre la difficulté, alors sans dire que les gens vendent des choses, mais tu vois, je prends exemple du marathon. Il y a, je sais pas, deux, trois ans, c'était un truc de ouf de faire un marathon. Aujourd'hui, alors tu fais pas un marathon, tu es grave nul. Alors qu'en fait, c'est quand même super dur de faire un marathon.

Et je me dis, il y a vraiment cette décoration, même dans le business, de dire, t'as l'impression de se faire un million d'euros de chiffre d'affaires en un an. C'est easy. En fait, si t'as pas fait, t'es un peu un bolosse, tu vois. Franchement, te cache ton un peu. Ça doit décourager beaucoup de gens, en fait, de dire qu'en fait, ils rentrent dans la réalité, ils se disent, "Ah, c'est dur en fait de faire un marathon. Attends, faut que j'aie quoi, quoi, une fois?" Quoi, ça, une fois, dans le même sweat. L'entreprene aria, c'est la première chose qui va te faire travailler ton rapport à toi-même. Si t'aimes pas quitter, tu vas te faire défoncer. Parce qu'en fait, l'entreprene aria, ils viennent travailler ta relation en temps.

Donc, tu vas travailler ta relation à solitude. Tu vas commencer à rentrer dans un truc où t'es le seul à y croire au début. On peut se mentir. Les deux, là, vous deviez être certainement les seuls à y croire quand vous êtes rentré dans un truc en moto. C'est un acte à l'affaut de fou et de rationalité. C'est un truc en mode, voilà, quoi qu'il se passe, il n'y a pas de plan B. Même si les portes sont fermées, on passera par les fenêtres. Et si il y a les fenêtres qui sont fermées, on passera par la cheminée. Mais on va y aller, quoi. Mais vous étiez deux contre le reste du monde. Donc, déjà, il y a ce rapport-là. Il y a le rapport à sa propre solitude, à son propre jugement personnel. Donc ça, ça vient de brasser.

Et donc, naturellement, l'être humain, il n'est pas fait pour être seul. Il est fait pour partager, il est fait pour connecter. De si loin qu'on se rappelle, si on n'était pas inclus, la peur du roger, la peur d'être seul, c'était synonyme à l'époque de "on meurt". Puisque, du coup, t'es écarté de la tribu, tu vas te faire bouffer par un dinot et ta vie, elle est foutue. Donc, être seul = danger. Donc là, déjà, le cerveau, lui, s'active. Si je parle de ça, c'est parce que, du coup, ça vient réveiller, ça vient réamplifier chez l'entrepreneur le besoin d'appartenance et le besoin de reconnaissance. Donc, j'ai besoin d'appartenir à une catégorie d'entrepreneurs, je ne suis pas seul, je ne vais pas crever.

Voilà, donc là, c'est la tribu de "t'as pas fait 300 000, t'es nul". Ok, bon, il faut que je rentre là, il faut que je fasse 300 000. Et le besoin de reconnaissance, c'est-à-dire il faut que je sois vie sur les réseaux, il faut qu'on parle de moi, il faut que ceci, il faut que cela, il faut que... Et en fait, du coup, la seule chose que tu fais, c'est que tu viens remplifier le bruit, mais pas la qualité du marché et des réseaux. Et c'est pour ça que j'aime bien, j'aime beaucoup dire, moi, j'ai une petite commune sur Insta et j'aime beaucoup ça, parce que c'est que des gens qui sont hyper qualifiés, c'est des gens qui sont intéressés par ce que je dis et par ce qu'ils ont envie de partager avec moi.

Donc moi, je m'en fous de faire du bruit. Je préfère que les gens entendent ce que j'ai à dire, parce que si tu fais que gueuler toute la journée sur des ads, les gens finalement, ils ne comprennent pas vraiment, il s'agit, tu l'as, on comprends ce qu'ils disent. Alors que si tu prends le temps de communiquer et de connecter avec l'autre, en fait, tu appartiens à un écosystème. Tu portes ce que tu avais comme vision et donc, tu te détaches du besoin, du marathon, du ceci, du cela. Les gens qui ne font pas des marathons, ce n'est pas des vrais entrepreneurs. Bon, moi, je fais ce chiffre, mais je vous le dis, je ne suis pas une vraie entrepreneur, je ne fais pas de marathon. Je m'en fous, parce qu'au final, les gens, ils ont besoin d'aller chercher ce besoin d'appartenance.

Parti des besoins prioritaires chez l'être humain, c'est la pyramide de Maslow. C'est le deuxième besoin après avoir la nourriture. Sécurité alimentaire, le deuxième, c'est appartenance. Après, je pensais qu'elle était plus haut, donc là, ok. Comme quoi ? Quand tu regardes la famille, c'est le premier endroit où tu sais que tu as l'appartenance. Tu appartiens à une famille. Tu n'as pas de famille, tu n'as pas de soin. Après, tu as tes potes. Après, tu as ton écosystème de passion. Puis après, tu développes les écosystèmes. Mais au début, c'est pour ça que l'adolescence, c'est le plus difficile à vivre pour les gars. Parce qu'ils ne savent pas qui c'est leurs potes, ils ne savent pas qui ils sont, ils ne savent pas quelle communauté ils appartiennent, tu vois.

L'entrepreneuriat, c'est l'adolescence, il faut deux, tu retournes là. Putain, je ne sais pas avec qui je vais traîner. Parfois avec les boutons. Parfois avec les boutons. Encore bien. Tu parles du marathon Guillaume. Ça fait, je trouve, le lien intéressant. On parlait tout à l'heure des réseaux sociaux. Et le marathon, c'est 1% de la population qui a couru un marathon. Tu vois, c'est quand même extrêmement peu. Mais quand, effectivement, tu vas aller sur les réseaux sociaux, tu as l'impression que c'est pas 1%. Après, je crois que cette fête peut être un pio biaisé, si je puis me faire mettre. Je ne peux pas courir par contre. Tu prends ma copine, elle fait très forte en natation. Mais ce n'est pas son délire de courir.

Mais si demain, je la mets sur un marathon, ou qu'elle s'entraîne, elle pourrait le faire. Mais la question à poser, c'est qui pourrait faire un marathon. Et là, je crois que c'est plus de 60% ou 80% de la population française qui pourrait, si demain, ils s'entraînent un petit peu et tout, faire un marathon. Ce n'est pas si exceptionnel de faire un marathon, mais après les envies de chacun. Entre le faire et pouvoir le faire. Oui, d'accord. Mais après, sur les réseaux, du cours, ou quelque soit le hobby que t'as, t'as besoin de tout le monde de faire ce truc là, tu vois. La vraie question, c'est pourquoi en fait ? Pourquoi autant de souffrance ? Je sais pas, c'est cool quand j'aime bien. Je sais, mais quand tu cours.

Je sais pas si t'es au courant, mais Guillaume, il y a quelques semaines pour son anniversaire, il a couru un marathon tout seul. Oui, sur le canal DVD. Je suis fier de ton livre. Toutes ma reconnaissance. Je suis pas cramé, mais c'était sympa. Franchement, j'aime bien. Je sais pas, c'est cool. Et normalement, Antoine, est-ce que tu veux t'engager ? Je ne sais pas t'engager auprès de la commune. Antoine, après il m'a dit un truc. Je sais pas s'il faut le dire. Oui, oui, oui. Effectivement, je suis pour parler, pour courir un marathon à l'année prochaine, en 2027. Ok. C'est dans les cartons. C'est en finalisation. En fait, j'ai deux très bons amis, notamment un qui a un gros coureur. Et en fait, on s'est entendu sur un deal parce qu'il court énormément.

Du coup, on ne le voit pas. Il a beaucoup de boulot, il a une famille, et en plus, c'est court, donc on ne le voit pas, c'est chiant. Et en fait, nous, on veut qu'il arrête de courir pour jouer au golf avec nous. Et le deal, en fait, c'est ok, mais d'abord, vous courez un marathon. Ok, il y a peut-être quelque chose à faire. On est en ego. Mon dieu, mon dieu. Bon, voilà, mais écoutez, c'est d'ailleurs besoin de manger frais sur le côté. Pas de coup, ouais. Vous encouragerez, on trahira en 20 minutes, c'était bien. C'est clair. C'est clair. Mais d'ailleurs, c'est cool que tout à l'heure, tu parlais d'Ebora aussi du fait que t'accompagnes aussi maintenant des sportifs. Alors, sans forcément que ce soit des sportifs de niveau, tu vois, parmi les vidéo preneurs, parmi nos environnements, il y a au mémoire, on a quand même des gens qui font du sport.

On parle des marathons. Tu vois, il y a quand même un aspect mindset, quand tu cours un marathon pas à profit de ta vie, tu n'as jamais vraiment couru. Tu peux avoir mal au bout du 30e, 35km qu'on a. Donc, il ne faut pas lâcher. Je pense à Maxime qui doit peut-être nous écouter avec qui tu avais couru et Guillaume. Je pense aussi, voilà, où tu parlais des triathlètes, voilà, des choses comme ça, ça pourrait être potentiellement des profils que tu pourras accompagner. Moi, j'adore accompagner les personnes, d'elles-mêmes et de... Bon, ma société, ça n'est pas impossible, n'est pas vous. Donc, tout ce qui est impossible, j'aime beaucoup venir déconstruire cette idée-là de l'impossibilité. Oui, oui, oui, complètement.

Là, du coup, je le faisais tout à l'heure en offre, j'accompagne du coup un de mes amis qui va courir un ultra marathon à San Francisco. Donc lui, voilà, il s'est mis la mission, il se met deux fois, 2 fois 42,5km, pourquoi, je ne sais pas. Mais, ouais, l'idée, c'est, voilà, tu vas aller chercher, donc, voilà, tu cours un premier marathon, après, tu as 3-4 heures en fonction du temps que tu fais sur le premier marathon et puis tu repars sur un deuxième marathon. Là, il y a une notion vraiment de dépassement qui est assez folle, c'est-à-dire au-delà de ce qu'on pourrait dire le corps peut encaisser. J'aime beaucoup ça et puis j'aime aussi le côté performance et réalisation de soi dans le sport, parce que je trouve que le sport, c'est le meilleur outil pour développer sa confiance en soi.

Parce que, en fait, dans n'importe quel sport, t'es obligé de fabriquer avec qui tu es. T'es obligé de fabriquer avec tes croyances, tes compétences, l'adaptabilité sur l'instant, parce que tu ne sais pas, moi, je viens du sport et du basket. Là, j'ai joué pendant très longtemps au niveau d'un basket et tu sais, tu peux connaître ton adversaire, tu ne sais pas ce qui va te proposer comme jeu, même si tu peux anticiper des stratégies, etc. Et à un moment donné, tu vas devoir développer toute ta palette d'outils et t'adapter sur l'instant et qui fait que ça passe ou ça passe pas. Et je trouve que le sport, c'est super outil pour développer sa confiance en soi, parce qu'une fois que tu as le ballon dans les mains, ou le club de golf, ou je ne sais pas comment pour courir ta palette des baskets, tu vois, il y a ce truc là, c'est ça, il y a ce coup où, de suite, ton esprit, il a shifté ton esprit, à ce moment-là, il est plus connecté avec "est-ce que je vais réussir Guillaume?" Il commence à courir, il se dit pas "est-ce que je vais réussir à courir mon marathon?" Il court, donc la question, elle se pose plus puisque tu le fais.

Et donc, moi, j'adore ça, parce qu'en fait, le travail en amant, la préparation en amant, c'est accompagné jusqu'à ce que tu le fasses. Une fois que tu as un mouvement, moi, je n'ai plus rien à faire, pour t'encourager. C'est trop cool que t'en parles, parce qu'on met énormément le sport en avant au sein des videopreneurs de notre écosystème. Il y a beaucoup de gens qui se sont mis au sport, beaucoup de gens qui continuent, qui sont encore un peu plus loin, et effectivement, ça crée une super belle émulation. Et si la conséquence, comme tu le disais, c'est en plus de gagner confiance en soi, c'est juste parfait. Ça, c'est chouette de l'entendre pour le coup. Toi, quand t'en s'as rencontré en 2021, tu courais pas encore ?

Non, je faisais Métrapel. C'était à Toulouse, enfin, le premier 10 km que je fais. C'est toi qui m'emmène chercher un monde de ça. C'était en 2022. Je ne sais plus, je crois que c'est 2022. C'est mon premier semile en 2023. Donc, ouais, je courais un peu comme ça, quoi. Je n'étais pas vraiment régulier. Après, j'avais fait du sport, moi, je venais du vélo à l'époque. Je faisais du vélo, tout ça, et j'avais fait du sport de combat aussi. J'ai toujours fait plus ou moins du sport, mais là, c'est le premier fois que je fais vraiment un truc en mode compétitif, quoi. En mode plan d'entraînement. Ça a un grand impact sur ma vie. Ton pote, que tu ne vois jamais, je comprends. Très vite, comment tu arrives dans un genre de truc.

C'est assez cool. Moi, le gros type que je pourrais partager, c'est qu'à partir du moment où tu fais du sport ou tu entreprends, c'est une situation où tu fabriques et il faut que tu sois focalisé sur ça, le fait que tu fabriques. Et tant que tu es focalisé sur le fait que tu crées quelque chose et que tu fabriques, tu ne peux pas te tromper, tu ne peux pas échouer. Par contre, si tu es attaché au fait que les gens aiment ce que tu fabriques, tu te fous une balle d'un pied, c'est très important. Donc en fait, fabriques, qu'on se peut y créer, utiliser, entreprendre, faire ce que tu veux. Mais alors, l'arrière, il faut que tu n'en aies rien à taper de ce que les gens en pensent. Trop bien. C'est difficile ça quand même.

Ah, c'était des petits trucs entre amis. Il y en a, c'est difficile. C'est un truc qu'on en part ça, et quand on le voit dans les vidéastes, en vidéastes ou entreprenariat plus larges, on va en dire qu'ils vont courir, ils vont faire les choses. Et il y a des gens qui se regardent faire ce qui est totalement différent, et ils veulent être vus comme fort. C'est-à-dire que typiquement dans la course, ils vont faire des allures abusées, des plans d'entraînement qui ne sont pas valides pour progresser si on parle du sport, ou dans le côté vidéaste tout ça, ils veulent faire beaucoup de choses sur un stade, des choses qui n'apportent rien, d'un point de vue business, mais on les voit faire. C'est difficile de s'en détacher, même si la personne s'en rend compte.

Oui, c'est difficile parce que du coup, tu as besoin de reconnaissance quand tu entreprends. Ouais, mais il faut quand même mesurer. On a tous créé une entre-entreprise parce qu'on partait d'un constat, d'un endroit qui ne nous convenait pas. Et c'est ce constat de "ouais, ça ne me convient pas, donc on continue une rupture qui fait que je vais créer une alternative." Mais si dans mon alternative, je fabrique une alternative et si on dit "ouais, c'est pas super utile", et tu dis "ouais, vraiment tu penses que c'est pas utile?" "Bon, j'ai peut-être réfléchir et donc du coup je m'arrête." Alors qu'en fait, moi je trouve que les seules avis qui sont importants ce sont ceux qui ont déjà réalisé ce que tu as fait, ce qui sont déjà l'état pour toi tu veux être en fait. Ça, c'est la première chose pour moi, c'est ce qui donne full légitimité.

Et deuxième chose, et le deuxième truc c'est les gens qui, si c'est pas la vie de quelqu'un qui techniquement pourrait acheter tes services ou n'a pas déjà acheté tes services, c'est pas la vie plus importante ou tu vois, c'est pas forcément la vie qu'il faut prendre en compte pour tout remodeler ou tout modifier. - Trop bien, trop trop cool. On a des petites questions avant de terminer Deborah. La première c'est "Quel matériel vidéo tu recommandes pour commencer?" Non, non, je plaisante. - Moi je suis plutôt partie. - C'est une vraie question qu'on pose d'habitude. - C'est une question très drôle. - Est-ce que tu fais film en Vlog ? - Pas très longtemps, je pense que c'était pas hyper cali. - Non mais en Vlog, dans ta thématique à toi, qu'est-ce que tu conseilles à un entrepreneur alors nous pour nous c'est évidemment quelqu'un qui est plutôt créatif de soit se lancer ou soit t'es d'aller encore un peu plus loin dans son projet, dans son entreprenariat. - Pour le faire passer à l'action ? - Ouais, par exemple carrément. - Je pense qu'il faut qu'il travaille un maximum sur son chemin de pensée.

Pour moi, c'est ce que tu te racontes, ce que tu penses, c'est ce qui va définir ce que tu vas ressentir et ça va définir aussi les actions que tu vas mener. Donc tant que t'es pas au clair si t'es hyper influençable ou si t'es pas au clair avec tes pensées ou si t'as pas clarifié un petit peu ce que t'as envie de faire n'entreprend rien. Vraiment commence par clarifier ça. Pour moi, c'est la première chose. Il y a d'ailleurs un livre qui s'appelle "Un système 2" qui a pensé de Daniel Kahneman. Ou là, du coup c'est assez intéressant, il explique un petit peu les deux fonctions de la pensée. Parce que si tu crois que c'est impossible, alors ça le saura. Si tu penses que c'est possible, alors ça le saura.

Et littéralement, il y a quelque chose comme ça qui fonctionne. Donc travaille sur la pensée. Et la deuxième chose, c'est que techniquement, si tu ne le fais pas, est-ce que tu vas le regretter ? Moi, c'est très vite, c'est très binaire. Est-ce que si je ne fais pas ça, je vais le regretter ? Non ? Bon, j'en ai rien à foutre, c'est qu'il ne faut pas le faire. Est-ce que si je ne fais pas ça, je vais regretter ? Ça me gratte quand même. Il y a encore un truc qui s'active, donc je vais le faire. Même si je vais, potentiellement, peut-être que je vais me planter mais je ne l'aurais fait parce que je vais préférer vivre avec l'absodot sensation d'échec, que l'absodot sensation de "ah, t'y avais su".

Voilà. Je voulais te demander, justement, une lecture à recommander. Donc, tu as parlé de système 1 et de système 2, est-ce qu'il y a peut-être potentiellement un autre bouquin ? Alors, celui-là, il est souvent classique, alors je ne sais si vous le sortiez ou quoi, mais je trouve que dans l'art de développer l'entrepreneuriat, il y en a deux que j'aime bien combiner, jamais personne ne fait le lien entre les deux, donc en général, je te surprends avec ça. Le premier, c'est les quatre accords Toltec, très simple, parce que du coup, c'est les quatre accords principaux qui vont s'appliquer, associé avec un autre livre qui s'appelle "L'argent n'est pas le problème, le problème c'est vous". Et en fait, si, en fait, au final, tu fais attention à ce que tu dis, t'as des intentions qui sont ok, tu fais toujours de ton mieux, et tu pars pas dans des suppositions en cacahuètes, parce que le mec, il n'a pas vu des temps de vie, et qu'à côté de ça, tu travailles ton rapport avec ta valeur, il n'y a pas de raison que ton entreprise ne fonctionne pas avec ta valeur.

Très, très cool. Débora, pour aller plus loin, si on souhaite voir ton travail, ce que tu proposes, te suivre, ou même rentrer en contact avec toi, ça se passe où ? Ça se passe principalement sur Insta, avec "un possible n'est pas vous" sur Instagram, et après, y'a le site web avec "un possible n'est pas vous" du coup, là, il y a un fort de l'air, on peut remplir pratiquement, il y a quelques petites questions pour savoir si j'ai quelques places à l'année, soit en Montaurat, soit ça dépend, c'est au fil de comment je me sens, mais dans tous les cas, même si il y a une question, ou une interrogation, ou un truc qui fait nœud, moi j'aime bien débloquer les tineux, donc il ne faudra pas hésiter à venir me solliciter sur des choses qui se répètent, et puis on verra si avec plaisir, je peux aider, quoi.

Génial. Bon, mais écoutez, on a fait un joli tour. Merci, Débora, pour ton temps, pour ta vision, et cette énergie, et tout ce que tu proposes, franchement, c'est toujours trop cool, on en avait déjà parlé avec Guillaume, donc on s'est rencontrés, je ne sais plus quand est-ce que c'était au printemps, non ? En mars. En fait, on était un groupe d'entrepreneurs, et on bossait entre nous, et à chaque fois, on exposait une problématique au groupe pour pouvoir progresser, et ça c'était toujours vraiment très intéressant, très impactant, aussi, de pouvoir échanger avec toi, Débora, et on retrouve vraiment ton énergie, ta touche, dans ce podcast, donc je suis très content, d'avoir réussi cette conversation.

Merci beaucoup pour cette invitation, c'était très cool, et moi j'aime bien partager aussi tout ce qui touche à l'entrepreneuriat, et puis on s'est pas mal reconnu sur les valeurs, et je trouve fouette aussi de pouvoir partager ces valeurs-là, parce que du coup, on a... appliqué et prend dans la même situation de l'authenticité et de la bienveillance, et je trouve que voilà, c'est bien d'être gentil, c'est pas un gros mot quoi, et en fait, on est des gentils, et quand on repère des gens qui sont tournés par le bien-être de l'autre, c'est important, et moi j'aime bien me tourner de gens comme ça, donc merci beaucoup ! Merci à toi Guillaume, merci à toutes celles et ceux qui nous écoutent encore, et on se retrouve jeudi prochain pour un nouvel épisode du podcast Ciao tout le monde !

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Par Guillaume et Antoine, vidéastes en activité · 4,7/5 sur Trustpilot