Glossaire
Droit à l'image
Le droit à l'image est le droit de toute personne d'autoriser ou de refuser la captation et la diffusion de son image. Pour le vidéaste, il se traduit par une autorisation écrite signée par chaque personne reconnaissable, avec un périmètre aligné sur la cession de droits.
Chacun décide si son visage peut être filmé et diffusé, et dans quel cadre : c’est le droit à l’image. Il découle en droit français du respect de la vie privée. Concrètement, quand tu tournes un film d’entreprise avec cinq salariés en interview, chacun signe une autorisation qui précise ce que l’entreprise et toi pouvez faire des images : quels supports, combien de temps. Un vidéaste événementiel qui filme une convention de 300 personnes ne fait pas signer tout le monde : il travaille avec une information affichée à l’entrée et une attention particulière aux plans serrés, pratique courante dont les limites dépendent du contexte et méritent l’avis d’un juriste.
Le problème arrive toujours après : un salarié quitte l’entreprise fâché et demande le retrait de la vidéo, un parent découvre son enfant dans une publicité. Sans autorisation écrite, le client se tourne vers toi. Erreur courante : une autorisation signée « pour la vidéo », sans périmètre, alors que ta cession de droits prévoit trois ans de diffusion web. Les deux documents doivent dire la même chose. Autre oubli classique : les lieux privés et les œuvres visibles à l’écran, qui ont leurs propres règles.
Dans la communauté, la pratique est de glisser le modèle d’autorisation dans le brief envoyé au client avant le tournage, d’en apporter des exemplaires papier le jour J et de les archiver avec les rushes. La fiche de service-public.fr sur le droit à l’image résume les principes ; ce qu’il faut écrire dans ton modèle relève d’un juriste. Le guide pour structurer son activité traite la clause « responsabilité et autorisations » dans le tableau des CGV.
FAQ
Questions fréquentes
Qui doit signer une autorisation de droit à l'image ?
Toute personne identifiable dans la vidéo : intervenants interviewés, salariés filmés au travail, participants à un événement filmés de près. Pour les mineurs, la signature des représentants légaux est nécessaire. Dans le doute, demande : une autorisation de trop n'a jamais bloqué un projet.
Est-ce au vidéaste ou au client de recueillir les autorisations ?
Les deux pratiques existent. Beaucoup de vidéastes prévoient dans leurs CGV que le client garantit avoir obtenu les autorisations de ses salariés, tout en fournissant un modèle et en vérifiant le jour du tournage. Fais valider la répartition des responsabilités par un juriste.